Les industriels de la défense prudents au-delà de 2009

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Recherche désespérément clients. Après deux journées d'ouverture, le salon de l'armement d'Abu Dhabi (Idex), aux Émirats arabes unis (EAU), reste plutôt calme pour la grande majorité des industriels présents ? plus de 900 entreprises de 50 pays ?, franchement pas débordés par l'afflux de délégations locales et étrangères. Ce qui leur donne le temps de s'épier mutuellement, à l'image d'EADS et de Thales, qui ont des stands voisins. Pour autant, les industriels ne souhaitaient pas pour l'heure céder à la sinistrose, alors que la crise pourrait affecter les dépenses de défense.Si certains décelaient, à l'image du PDG du missilier européen MBDA, Antoine Bouvier, « des premiers signaux avant-coureurs de la crise depuis quelques semaines » se traduisant par « des menaces sur un certain nombre de programmes dans les pays du Golfe », cette analyse était loin d'être partagée. Ainsi, le directeur général adjoint de Sagem (groupe Safran), Jean-François Coutris, s'est déclaré dimanche « raisonnablement optimiste » pour 2009. « à ce jour, nous ne sentons pas, à l'exception bien sûr de l'aéronautique civile, de répercussions liées à la crise », a-t-il indiqué.renforcer la sécuritéIl faut dire que la menace de l'Iran, soupçonné de poursuivre un programme nucléaire militaire, pèse sur les pays du Golfe. Selon des chiffres américains, les six pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, EAU, Koweït, Bahreïn, Qatar et Oman) doivent consacrer 59 milliards de dollars en 2009 à leurs besoins de défense. Les EAU devraient concrétiser cette année, sans doute au salon du Bourget, l'achat d'un premier lot d'une trentaine d'avions de combat Rafale au français Dassault Aviation. Les pays du GCC souhaitent aussi tous consolider leur défense aérienne et ils s'attachent à renforcer leurs systèmes de sécurité. La société française DCI a obtenu un contrat à Bahreïn pour former la gendarmerie et les forces spéciales, notamment, contre l'intrusion de terroristes sur leur territoire.Au-delà de 2009, c'est le flou qui domine. « Tout dépendra de l'évolution du baril et de la crise », note l'un d'eux. Pour le numéro deux d'EADS, Marwan Lahoud, la crise pourrait frapper en 2010.Michel Cabirol15,2 % texte

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