Lindy invente sa propre prime transport

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Pour lutter contre l?absentéisme et augmenter la productivité de ses salariés, Lindy a inventé sa propre prime transport. La filiale française de ce fabricant allemand de connectique informatique verse depuis janvier dernier 100 euros à chaque salarié, prime soumise aux cotisations sociales. « Les charges représentent entre 40 % et 60 % de surcoût, mais la prime me rapporte encore plus », calcule Claude Kruger, directeur général. Pressé d?agir, peu séduit par les débats sur une aide aux transports facultative dans les PME, en cours d?élaboration entre le gouvernement et les parlementaires, il a ajouté une ligne aux bulletins de paie de ses 78 salariés depuis le 1er janvier. La masse salariale a augmenté instantanément de 8 points. croissanceMais l?effet a été immédiat sur les retards matinaux des équipes : ils ont quasiment disparu. Sur neuf mois, le chiffre d?affaires de la société s?est même affiché en progression de 24 %. « J?ai apporté une solution à un problème dont les employés débattaient tous les jours devant la machine à café, souligne Claude Kruger. Venir travailler coûte de plus en plus cher : le budget d?un salarié a doublé sur ce poste de dépenses. L?objectif, ce n?est pas de faire du social, mais que les collaborateurs se sentent bien. Cadres et employés reçoivent la même prime mensuelle. Ceux qui viennent à pied, aussi. Seuls les commerciaux dotés d?une voiture de fonction sont exclus du dispositif. »Vendant ses produits de connectique (câblage, équipement électrique) à des grossistes et intégrateurs de l?informatique et de l?audiovisuel, Lindy dispose à Mundolsheim (Bas-Rhin), en banlieue de Strasbourg, d?une capacité logistique dimensionnée sur 2.000 références. L?entreprise a réalisé l?année dernière 72 millions d?euros de chiffre d?affaires. Tous les effectifs bénéficient de contrats à durée indéterminée, et la masse salariale va à nouveau se stabiliser : la prime ne sera pas sujette à des renégociations annuelles. Fondée en 1932, la maison mère implantée à Mannheim a dispersé ses sept filiales entre l?Europe, les États-Unis et l?Australie. Chacun de ces relais commerciaux travaille en flux tendus, et promet l?expédition des pièces le jour même de la commande. D?où les impératifs de gestion des ressources humaines. Olivier Mirguet, à Strasbourg

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