Chrysler arrache un accord aux syndicats
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À quelques heures de l'échéance du 30 avril posée par le gouvernement américain, Chrysler et le syndicat de l'automobile UAW ont conclu hier un accord réduisant le coût du travail des 26.000 salariés aux États-Unis. Dimanche, le syndicat canadien CAW avait accepté la contribution des 8.000 salariés locaux de Chrysler à leur retraite ainsi que le gel, jusqu'en 2012, de leurs salaires, générant une économie de 240 millions de dollars par an. « L'accord provisoire fournit le cadre nécessaire pour garantir la compétitivité industrielle et aide à remplir les conditions posées par le Trésor américain », explique un des négociateurs de Chrysler, Al Iacobelli. « Ainsi Chrysler peut poursuivre ses discussions de partenariat avec Fiat », précise-t-il. Mais à cet accord avec les salariés et à l'alliance avec Fiat s'ajoute une troisième condition : un accord pour effacer les 6,9 milliards de dollars de dette de Chrysler. Les principales banques concernées (Citigroup, JP Morgan Chase, Goldman Sachs) tentent d'obtenir une grande part au capital d'un Chrysler assaini (environ 40 %) en échange de leur renoncement à leur créance. Frank Paul Weber, à Milan
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