Volkswagen continue à tirer son épingle du jeu

utomobileVolkswagen occupe une place à part dans le paysage automobile mondial. Alors que la plupart de ses concurrents affichent des pertes abyssales sur les six premiers mois de l'année, le groupe allemand présente fièrement un bénéfice net de 494 millions d'euros. Certes, ce profit est en recul de 81 % par rapport à celui enregistré sur la même période l'an passé. Certes, il s'explique en grande partie par la cession en janvier de la division poids lourds au Brésil à MAN pour 600 millions d'euros.Mais il n'empêche : Volkswagen se place nettement au-dessus du lot des autres constructeurs et a déjoué les prévisions des marchés financiers. Son bénéfice opérationnel atteint 1,2 milliard d'euros et les ventes résistent. Si le chiffre d'affaires semestriel recule de 9,4 %, à 51,2 milliards d'euros, les volumes ne baissent que de 4,4 %, à 3,1 millions de véhicules vendus. Du coup, la part de marché mondiale du constructeur bondit mécaniquement de 2,1 points à 12 %. Le groupe de Wolfsburg a pu s'appuyer sur sa position dominante en Allemagne, où la prime à la casse a donné un coup de fouet temporaire ce semestre au marché et où les livraisons ont progressé de 18 %.diversité des marquesLa stratégie historique de présence massive dans les pays émergents est également payante, en particulier en Chine, où les volumes bondissent de 23 %. Autre point fort : la diversité des marques. La filiale haut de gamme Audi est ainsi la marque la plus rentable du groupe avec un résultat opérationnel de 823 millions d'euros, loin devant la marque Volkswagen, qui a dégagé un bénéfice de 216 millions d'euros. L'an passé, les deux marques avaient un résultat opérationnel équivalent voisin de 1,25 milliard d'euros. « Les événements montrent que notre modèle nous permet de réussir, y compris lorsque, comme aujourd'hui, le marché est très difficile », a résumé le président du directoire de Volkswagen, Martin Winterkorn.Le groupe allemand va pouvoir encore renforcer cette stratégie avec l'arrivée de Porsche dans son portefeuille de marques. On connaîtra la semaine prochaine les modalités financières de cette absorption. On évoque en Allemagne un chiffre de 8 milliards d'euros payable en deux fois, immédiatement, puis en 2011. Volkswagen a, quoi qu'il arrive, les moyens de faire face : sa liquidité nette s'élevait au 30 juin à 12,3 milliards d'euros. Un trésor de guerre utile, car Martin Winterkorn a prévenu qu'il ne s'attendait à « aucune amélioration de la situation économique » en 2009 et que son groupe ne pourrait pas « se soustraire » à la tendance baissière. Il entend simplement continuer à mieux s'en sortir que ses concurrents et à augmenter encore sa part de marché.R. G., à Francfort

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