RMC et Europe 1 joignent leurs forces commerciales

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La guerre des régies publicitaires est relancée. Hier, Georges Vanderchmitt, le directeur délégué de Radio Monte Carlo, a annoncé un vaste accord commercial avec Europe 1. Les régies des deux groupes, Gem et Europe Régies, vont commercialiser, sous l'appellation Eurogem, des offres commerciales communes impliquant l'ensembles de leurs stations. Il s'agit de l'aboutissement de négociations entamées avant le lancement du processus de privatisation du groupe monégasque et suspendu après son échec en début d'année. Le projet initial était plus ambitieux. Il prévoyait une prise de participation d'Europe 1 dans GEM. Devant la levée de boucliers des concurrents NRJ et IP, la régie de RTL et des autres stations contrôlées par la CLT, cette solution a été abandonnée au profit d'un accord qui ne devrait pas soulever de remarques de la part des autorités de la concurrence. « Nous avons préféré un accord plus souple dans le cadre d'une privatisation future », explique Georges Vanderchmitt. Trois produits seront proposés dès cet été : une offre couplant Europe 1 et RMC, une autre associant les stations FM et enfin un décrochage en Ile-de-France. NRJ et IP, candidats à ce même type d'association, contestent aujourd'hui le choix de RMC. Ils ont même décidé de répliquer en étudiant la création de produits commerciaux communs. Un tel regroupement donnerait naissance à une force de frappe réunissant la première radio de France à la première station thématique. De son côté, le groupe NRJ contrôle Chérie FM et Rire & Chansons. IP commercialise pour sa part Fun Radio, Sud Radio ainsi que des radios indépendantes. Selon les derniers chiffres Secodip qui se basent sur le chiffre d'affaires brut, IP détenait, fin mai 1996, 32,3 % de la part du marché publicitaire radio face aux 35,4 % attribués à Europe Régie (Europe 1, Europe 2, RFM, BFM, Sky Rock, les « Indépendants »). Avec le chiffre d'affaires de RMC réalisé en 1995 (200 millions de francs), celui de Nostalgie (environ 200 millions) et celui de Montmartre (environ 15 millions), Eurogem devrait sensiblement modifier cet équilibre. Pour l'heure, les responsables de RMC ne donnent aucune indication sur le supplément de ressources qu'ils comptent tirer de cette association dont les deux pôles majeurs, RMC et Europe 1, ne cessent de baisser en audience. Cet accord commercial revêt une importance particulière pour la station monégasque qui s'est donnée trois ans pour atteindre l'équilibre. Aujourd'hui, son conseil d'administration devrait d'ailleurs entériner le plan de relance qui doit lui permettre de sortir de la crise. De sources syndicales, ce plan prévoit la suppression de 83 contrats à durée indéterminée devant entraîner une économie de 31 millions de francs. 62 postes seraient supprimés à Monaco, et 21 à Paris et en région. Il faudrait ajouter, à ces chiffres, la suppression d'un certain nombre de contrats à durée déterminée. La direction de RMC se refusait, hier soir, à confirmer ces éléments. Sur trois ans, les mesures d'économies se montent à 100 millions de francs. Thierry Del Jésus

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