Veolia cherche ses futurs filons dans de nouveaux métiers verts

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cite>Veolia Environnement multiplie les incursions dans de nouveaux domaines liés à l'environnement. Hier, le groupe dirigé par Henri Proglio a annoncé avoir conçu et construit la plus grande centrale photovoltaïque sur toiture du monde, sur une usine espagnole de General Motors. Associé au spécialiste américain du solaire Clairvoyant Energy (50 %) et au gouvernement autonome d'Aragon (1 %) dans cet investissement de 60 millions d'euros, Veolia (49 %) a conclu un contrat avec l'électricien Endesa qui s'est engagé à racheter pendant vingt-cinq ans les 15,1 millions de kWh qui doivent y être produits au prix de 431 euros le MWh, avec une indexation sur l'inflation. " Au total, cette opération nous assurera un retour sur investissement supérieur à 10 % ", affirme Stéphane Caine, directeur des marchés industriels de Veolia Environnement.LE GROUPE VISE LE LONG TERMECela ne suffira pas à rassurer les analystes, comme Natixis, JP Morgan et Morgan Stanley, qui ont revu à la baisse leurs objectifs de cours du groupe à brève échéance. En s'activant pour identifier et prendre pied sur les nouveaux segments autour de ses métiers liés à l'eau, aux déchets, à l'énergie et au transport, Veolia Environnement vise le long terme. À côté du photovoltaïque de toiture, " qui suscite un énorme intérêt chez les clients industriels et tertiaires, dont les toits ne servent à rien ", selon Stéphane Caine, Veolia fait ses premiers pas dans l'éolien pour accompagner ses clients collectivités locales. Le groupe a pris en octobre dernier 50 % du fonds Eolfi, spécialisé dans le financement et l'exploitation des champs d'éoliens (150 MW aujourd'hui), encouragés par la loi du 13 juillet 2005. " Nous sommes actuellement engagés dans une quarantaine de projets en France, en Pologne et en Grèce, qui représenteront 1.000 MW d'ici à trois ans ", indique Stéphane Caine.Côté carburants, Veolia Propreté, numéro un en France de la collecte des huiles de friture, est en train de construire dans les Yvelines une ligne de fabrication de biodiesel à partir de ces huiles usagées. D'une capacité de 40.000 tonnes par an, cette usine, unique en France, doit être opérationnelle début 2009. Le groupe a également lancé la première unité française de production de biométhane à partir du biogaz qui doit démarrer au deuxième trimestre 2009. Par ailleurs, surfant sur la loi Borloo qui veut équiper 2 millions de maisons individuelles de pompes à chaleur d'ici à dix ans, Veolia et sa filiale Proxiserve, spécialiste du chauffage chez les particuliers, ont de fortes ambitions. " C'est un marché extrêmement porteur, de 200 millions d'euros au total, qui va croître de plus de 20 % par an ", affirme Stéphane Caine.APPELS D'OFFRESVeolia est aussi à la recherche de relais de croissance hors environnement pour sa branche transport. Le groupe se positionne sur la gestion des aéroports. À Nîmes depuis fin 2006, à Beauvais depuis mars 2008 (20 millions d'euros de chiffre d'affaires sur quinze ans, en cogestion avec la chambre de commerce et d'industrie), Veolia Transport répond actuellement aux appels d'offres qui se multiplient pour la gestion des petits aéroports français.

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