La nouvelle génération qui monte

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Luc Van Holzaet et Hilde De Jonghe. Ils ont fait de Dunkerque le 1er port bananier français et ont donc traversé ensemble la terrible épreuve du cyclone Dean et la perte du trafic bananier des Antilles depuis août 2007. Combatifs, ils ont investi plus de 20 millions d'euros pour se diversifier dans d'autres fruits et légumes. Présents au port Ouest et à Steenvoorde, via leurs sociétés Dunfresh, Dunfrost et Conhexa, ils emploient 130 personnes et ont réalisé, avant la crise de la banane, 13 millions de chiffre d'affaires.Patrice Vergriete. Certains le voient déjà candidat aux municipales, pas celles de 2008, mais les suivantes, en digne successeur de Michel Delebarre. Il est depuis 2001 adjoint au maire, chargé de la jeunesse, de l'enseignement secondaire et supérieur et du quartier de Dunkerque-Centre. Polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées, il dirige l'agence d'urbanisme et de développement de la région Flandre-Dunkerque. Celle-ci pilote le dossier Neptune (réaménagement de la friche des Chantiers navals de France) et a établi de solides relations avec la WVI, l'agence d'urbanisme de Flandre-Occidentale (Belgique).Delphine Fournier. Elle s'installe à Dunkerque pour diriger l'agence de l'armateur MSC (2e armement mondial). Originaire de Grand-Fort- Philippe, fille d'un officier de marine marchande, elle connaît le monde de la mer. Sa carrière l'a conduite chez Delmas, puis chez l'américain Lykes Lines, avant d'intégrer MSC comme responsable commerciale. Elle dirige à Dunkerque une équipe de 10 personnes. MSC affrète un navire en ligne régulière avec des liaisons la Turquie, la Grèce, l'Afrique, l'Australie et l'Amérique du Nord.Laurent Denys. Délégué général de l'association Dunkerque Technologies, Laurent Denys est l'une des personnes clés dans le dispositif de transfert et d'innovation. Son champ d'intervention est celui de la maîtrise et de la sécurité des process industriels et donc du développement industriel durable. Il se définit comme un facilitateur de contacts entre les entreprises, l'université, les grandes écoles et les institutions économiques.Eva Escandon. C'est sans aucun doute la femme chef d'entreprise qui compte dans le Dunkerquois. Elle aurait pu être juriste, mais elle a préféré diriger la société familiale SMSM créée par son père (chaudronnerie-tuyauterie, 100 salariés). Élue à la CCI, elle a piloté l'organisation du salon IndustriaPark (10.000 visiteurs) et lancé les "Elles de l'industrie" pour sensibiliser les femmes et les jeunes filles aux métiers de l'industrie. Elle vient de créer une délégation Côte d'Opale du résau Femmes chefs d'entreprise.Daniel Deschodt. Né à Dunkerque (son père travaillait à la Normed), il part à Lille pour suivre les cours de l'École internationale de management. Après un passage à San Francisco, il revient dans le Nord pour développer les activités de CNC Transports Combinés, puis intègre le belge NFTI pour gérer l'activité conteneurs sur le terminal de Dunkerque. Depuis 2006, il a rejoint l'équipe du port comme directeur commercial adjoint. Sa mission : développer le conteneur et travailler avec l'Asie, l'Inde et la Chine. 2008 sera l'année dunkerquoise du conteneur, il ne cesse de le démontrer, chiffres à l'appui.Thierry Bosschaert. Cet opticien installé à Gravelines est président de l'Union du commerce de sa ville et élu à la CCI. Militant du développement durable, il a ouvert le dossier de la suppression systématique des sacs plastiques. Cette initiative, unique en France, s'est adressée en 2005 aux 22 grandes surfaces, puis, en août 2007, aux 2.700 commerces de proximité. Plus de 600 d'entre eux y sont déjà engagés. Prochaine étape, le bilan carbone ! Là encore, une première en France pour le petit commerce.Paul Staelen. Venu en voisin (il est né à Cassel), il dirige la Ruche d'entreprises du littoral, une structure créée par le conseil général du Nord. Fort de son DEA de gestion et de son DESS d'audit et de contrôle, il s'est engagé dans le conseil à la création d'entreprise depuis une quinzaine d'années. De sa Ruche, 32 entreprises ont déjà pris leur envol, créant près de 200 emplois (avec un taux de pérennité de 88 % !). Il se prépare à prendre la direction de l'hôtel d'entreprises et ambitionne de créer un incubateur.

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