Le groupe Barrière milite pour une nouvelle réglementation des casinos

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Le secteur français des casinos est confronté à une stagnation de son activité pour la première fois depuis l'arrivée des machines à sous. Dominique Desseigne, président du conseil de surveillance du groupe Lucien Barrière (1,1 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2004), "souhaite être entendu par les autorités de tutelle", sinon l'avenir s'annonce "difficile". Selon Sven Boinet, président du directoire, l'activité des jeux a baissé de 12 % depuis 2000, après prise en compte de l'augmentation de la fiscalité. Dans ces conditions, les dirigeants du groupe réclament une modernisation de la loi régissant le secteur, qui date de 1907. Un toilettage permettrait notamment de rendre la fiscalité plus simple et plus stable. Une condition nécessaire pour ce secteur qui investit sur des projets à horizon de vingt ans.Haut de gamme en retrait. Le ralentissement du secteur est perceptible chez Lucien Barrière, issu du rapprochement des 39 casinos de Barrière et Accor. Sur les dix premiers mois de son exercice, la société contrôlée majoritairement par la famille Barrière, aux côtés d'Accor (34 %) et du fonds d'investissement Colony (15 %), enregistre une croissance de son chiffre d'affaires limitée à 1,5 %. Ses casinos affichent une hausse de 1,9 %, les restaurants de 0,6 %. À l'inverse, les hôtels haut de gamme sont en retrait de 1,8 % après une année 2004 riche en opérations exceptionnelles, notamment dans les hôtels de La Baule. Dominique Desseigne prévient que les résultats "ne seront pas ceux de 2004". La hausse de la CSG prélevée sur les casinos représentera notamment une charge supplémentaire de 8 millions d'euros en 2005.Le groupe ne renonce pas pour autant à se développer en France. Il vient de remporter l'appel d'offres pour le casino de Toulouse et il attend la réponse pour Lille. Barrière termine également la rénovation de ses installations à Enghien-les-Bains, avec la création d'un important centre de remise en forme à côté de son casino. De plus, il inaugurera en octobre l'hôtel Fouquet's sur les Champs-Élysées. Enfin, il a cette fois bon espoir de concrétiser son projet d'hôtel haut de gamme et de riad à Marrakech. Un tour de table est en cours de constitution pour ce projet de 45 millions d'euros.Héléna Dupuy, à Deauville

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