Le Santander s'installe en Russie

 |   |  415  mots
Le Santander veut accélérer son offensive en Europe dans le crédit à la consommation, un secteur rentable puisqu'il assure déjà quelque 10% du bénéfice total du groupe (487 millions d'euros en 2005), alors qu'il emploie seulement 5% de ses employés. Déjà présent dans ce secteur - avec quelque 5.000 employés et un volume total de crédits proche des 40 milliards d'euros - au sein d'une douzaine de pays du Vieux Continent, et en pleine croissance en Europe de l'Est, il vient d'annoncer son intention de faire passer en trois ans de 267 à 710 le nombre total de ses agences, et de devenir, en outre, la première institution financière espagnole à faire irruption sur un marché gigantesque mais difficile : la Russie. Il est en effet sur le point d'y acquérir une entité locale spécialisée dans le crédit automobile et installée à Moscou et Saint-Pétersbourg. Son nom n'a pas encore été rendu public dans l'attente du feu vert des autorités russes.Certes, l'investissement initial prévu par les Espagnols est modeste : 40 millions d'euros. Mais au sein du géant financier hispanique, on fait valoir qu'il s'agit là d'une somme suffisante pour s'assurer une part significative de marché vu les les caractéristiques d'un secteur qui suppose un coût d'installation limité. Comme dans les autres pays d'Europe où elle est déjà présente, la banque espagnole entend se développer en Russie sur la base d'accords directs avec les concessionnaires d'automobiles. Une stratégie qui suppose une infrastructure très légère, mais n'en a pas moins permis au Santander de se convertir en leader indépendant (c'est-à-dire sans lien avec les grandes marques de véhicules) sur des marchés comme l'Allemagne ou la Pologne.Profil prometteur. Dans un second temps, et avant la fin de la période de remboursement du prêt, il sera question de fidéliser ces clients indirects en leur offrant une vaste gamme de produits : financement à l'achat d'autres biens, notamment électroménagers, cartes de crédit, dépôts rémunérés.Au siège du Santander, on souligne que la Russie offre un profil prometteur pour une telle stratégie. Le niveau d'endettement de la population par rapport au PIB reste faible, ce qui offre un fort potentiel de croissance du crédit à un moment où la richesse de la population locale, et donc son accès aux biens de consommation durables, s'accélère rapidement.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :