Confiants, les organismes HLM espèrent limiter les surcoûts

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La voie médiane choisie par le gouvernement sur le livret A satisfait plutôt l'Union sociale pour l'habitat (USH), qui chapeaute les organismes HLM. Le mouvement HLM a toujours été attaché à ce que le livret A reste un produit d'épargne attractif, puisqu'il en tire l'essentiel de ses ressources. Qui plus est, il est d'autant plus sensible à une juste rémunération du livret. Celui-ci constitue le plus souvent le seul produit d'épargne de ses locataires.L'USH salue donc " la juste appréciation des circonstances exceptionnelles " par le gouverneur de la Banque de France, ainsi que la décision du gouvernement, " un bon compromis ". Cela dit, la hausse du taux du livret A va automatiquement renchérir le coût de la construction des logements sociaux, ce qui tombe mal alors que l'objectif est de construire près de 120.000 logements par an.Il va donc falloir bouger d'autres curseurs. Lesquels ? L'USH dément que les organismes HLM puissent répercuter ces futurs surcoûts sur les loyers de leurs locataires. " On sait gérer, nous ne sommes pas dans une situation inédite. Pour nous c'est de la routine ", affirmait hier à La Tribune Dominique Dujols, directrice des relations institutionnelles de l'USH, selon laquelle les curseurs susceptibles de bouger pour amortir les surcoûts sont nombreux.Une opération de construction de logement HLM est en moyenne couverte à 80 % par des emprunts. Or le coût de ces emprunts est certes lié au taux du livret A, mais aussi à la bonification de la Caisse des dépôts. Par ailleurs, la durée de ces emprunts (déjà de plus de 50 ans aujourd'hui) peut encore être allongée.D'AUTRES SOURCES DE FINANCEMENTLes organismes HLM peuvent aussi se tourner vers leurs autres sources de financement. Leurs fonds propres sont certes déjà bien sollicités, de même que les collectivités locales. Du moins celles qui investissent dans le logement, ce qui n'est pas le cas de toutes. Reste les aides du 1 % logement, les aides fiscales (TVA et foncier bâti) et les subventions d'État qui, rappelle Dominique Dujols, " ont baissé il y a quatre ans lors de la précédente baisse de taux du livret A ". La logique serait donc que l'État les accroisse, même si une telle hypothèse est peu probable, la période étant plutôt au rationnement des deniers publics...In fine, l'USH veut aussi profiter de l'occasion pour démontrer la pertinence du système de financement du logement social. Elle publiera dans les prochains jours une déclaration commune avec les élus locaux et les associations afin de demander que le gouvernement ne réforme pas ce système dans la précipitation.

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