Et si un ex-collaborateur de Lagarde avait fait modifier le tracé d'une ligne TGV dans son intérêt ?

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Détournement de... tracé de ligne à grande vitesse (LGV). L\'ancien collaborateur de Christine Lagarde vient d\'être mis en examen pour prise illégale d\'intérêts par le juge Renaud Van Ruymbeke, selon le site du quotidien Sud Ouest. \"L\'amour filial\" aurait poussé François-Gilles Egretier à jouer de son réseau pour faire modifier le tracé de la LGV passant par la commune d\'Uchacq-et-Parentis, près de Mont-de-Marsan, dans les Landes afin qu\'il ne ruine pas le jardin de sa mère.L\'histoire remonte à 2009. Le tracé de la ligne de TGV Bordeaux-Espagne est alors validé par l\'Etat et les collectivités territoriales. Cela a une incidence directe sur 60 maisons...dont celle de la mère de François-Gilles Egretier, explique le quotidien. Alors collaborateur de Christine Lagarde, ministre de l\'Economie de l\'époque, François-Gilles Egretier \"fait une demande de rendez-vous technique auprès du cabinet de Dominique Bussereau (le ministre de Transports de l\'époque, ndlr) pour voir s\'il n\'y avait pas de meilleur tracé\", explique son avocat, Bertrand Domenach, cité par le Nouvel Obs.Intérêt personnel ou collectif ?Problème: François Gilles Egretier a pris soin de faire cette requête dans une lettre portant l\'en-tête du Ministère de l\'Economie. \"Une erreur professionnelle\", que reconnaît son avocat tout en précisant qu\'il s\'agissait moins de défendre ses intérêts personnels que les intérêts communaux. Selon lui son client a agi de manière \"bénévole\", \"poussé par l\'amour filial\".Résultat: Réseaux ferrés de France (RFF) modifie le tracé initial et et c\'est finalement un \"fuseau\" trois kilomètres plus au nord qui est retenu. Le maire d\'Uchacq-et-Parentis s\'en félicite. Le nouveau tracé est selon lui meilleur \"dans l\'intérêt de la commune\", car il touche \"beaucoup moins de propriétaires au total\", et fait \"économiser des millions à RFF\", comme il l\'explique à l\'AFP.Mais cela pose un nouveau problème. Si le tracé final épargne certaines maisons - dont la propriété de Madame Egretier - des maisons qui n\'auraient initialement pas été impactées par le premier tracé le deviennent avec le second. Un vent de colère souffle alors du côté de leurs habitants. Une plainte déposée en mai 2010 mais est classée sans suite en juillet 2012 par le parquet de Paris, indique le Nouvel Obs. Qu\'à cela ne tienne, l\'avocat des plaignants, Adrien Ville, en dépose une seconde afin que \"la lumière soit faite sur ce qui s\'est réellement passé\". Et cette fois, la plainte donne lieu à l\'ouverture d\'une information judiciaire. 

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