Les ministres entendent-ils encore la voix de Matignon et de l'Elysée ?

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Il n\'y a pas si longtemps, lorsque le Premier ministre donnait son avis sur un sujet, les membres de son gouvernement s\'y rangeaient. De bon gré...ou pas. Lorsque c\'était le président de la République qui sifflait la fin de la récréation, le silence dans les rangs était respecté. Ce ne semble plus être le cas aujourd\'hui.Interrogée ce vendredi sur LCI, Nicole Bricq a déclaré que Jose Manuel Barroso, le président de la Commission européenne avait été un mauvais choix pour l\'Union européenne. \"Il n\'a rien fait de son mandat. C\'est une commission finissante qui n\'a pas fait grand chose de son mandat, mais si Monsieur Barroso était là c\'est parce que les Etats avaient accepté qu\'il le fut. Je considère que le choix qu\'avaient fait Madame Merkel et Monsieur Sarkozy il y a quatre ans n\'était pas forcément le bon\", a affirmé la ministre du Commerce extérieur. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avaient apporté leur soutien à la candidature de José Manuel Barroso pour un second mandat à la tête de la Commission européenne en 2009. Celui-ci court jusqu\'en 2014.Un coup d\'épée dans l\'eau pour François HollandeLa veille, François Hollande avait pourtant tenté d\'apaiser les tensions déjà très vives entre le président de la Commission et Arnaud Montebourg. \"Les questions personnelles sont secondaires. Je ne me détermine pas par rapport aux personnes mais sur les décisions qui sont prises, a-t-il ajouté. Ce qui compte, c\'est la croissance, l\'emploi et la maîtrise de la finance. Franchement, c\'est ce que souhaitent les Européens !\", a déclaré jeudi le président de la République dès le début du sommet européen.Montebourg répond à BarrosoDimanche 23 juin, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a accusé José Manuel Barroso d\'être \"le carburant du Front national\" pour avoir récemment qualifié la position française sur l\'exception culturelle de \"réactionnaire\". Lui emboîtant le pas, Claude Bartolone, le président de l\'Assemblée nationale le qualifia ensuite \"d\'erreur de casting\" dans un entretien accordé au Parisien, tous ces propos n\'étant jamais contredits par la présidence. Même lorsque Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement indiqua mercredi qu\'elle partageait \"sur le fond\" les opinions du ministre et du président de l\'Assemblée nationale lors de son compte-rendu du Conseil des ministres.Sylvia Pinel rabroue Jean-Marc Ayrault Ce n\'est pas la première fois que la voix de l\'exécutif en chef est contredite par l\'un des membres du gouvernement. Le 31 mai, Jean-Marc Ayrault, qui peine par ailleurs à faire régner l\'harmonie à Bercy,  avait tenté de clore le dossier auto-entrepreneurs, indiquant que la réforme du régime social serait légère et porterait uniquement sur le bâtiment. Quelques heures plus tard, Sylvia Pinel, la ministre de l\'Artisanat, partisane d\'une réforme plus ambitieuse, contredisait le Premier ministre. Le lendemain, le service de communication de Matignon indiquait que les propos de Jean-Marc Ayrault avaient été mal compris, donnant ainsi raison à Sylvia Pinel...

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