Une accalmie s'annonce sur les marchés obligataires européens

Au lendemain du nouvel accès de faiblesse des places boursières mondiales qui a propulsé le taux allemand à 10 ans à un nouveau plus bas historique, les marchés obligataires européens ont partiellement retrouvé leurs esprits ce mercredi. Après l'étiage historique à 2,526% enregistré la veille, le rendement des obligations allemandes à 10 ans rebondissait en fin d'après-midi de 2 point de base à 2,58%. Dans le sillage d'un timide regain d'appétit pour le risque, la deuxième émission obligataire à 2 ans du mois de juin de la première économie de la zone euro a rencontré une demande modeste de 1,6 fois les 4,9 milliards d'euros proposés au taux de 0,53 %. Parallèlement, les taux à 10 ans des pays montrés du doigt pour leurs déficits excessifs se détendaient légèrement.Le taux à 10 ans de l'Espagne, qui doit émettre ce jeudi pour 3,5 milliards d'euros d'obligations à 5 ans, se détendait de 4 points de base à 4,56 %, tout comme celui du Portugal (-3 points à 5,7 %) et de l'Italie (-3 points à 4,09 %). Le taux grec se repliait de son côté de 10 points de base, à 10,35 %. Il enregistre néanmoins sa sixième séance consécutive au-dessus du seuil des 10 %, franchi le 23 juin dernier pour la première fois depuis l'annonce du plan de sauvetage européen de 750 milliards d'euros annoncé le 9 mai dernier.Prime d'illiquiditéSymbole des tensions persistantes entourant le cas grec, le coût d'une protection contre un défaut de paiement du pays n'est surclassé que par celui du Venezuela au plan mondial, et dépasse celui de l'Argentine depuis une semaine. Sur le marché des « Credit Default Swap », il en coûte désormais près d'un million d'euros par an pour assurer pendant 5 ans 10 millions de dette grecque et argentine.« Le bond du CDS grec traduit des craintes persistantes sur le fait que la dette du pays soit restructurée dans les années qui viennent, les intervenants estimant que le plan d'austérité grec pourrait ne pas suffire. Le prix du CDS intègre probablement aussi une prime d'illiquidité sur l'ensemble de la dette grecque », explique Michael Soued, gérant obligataire chez Oddo AM. Le marché de la dette grecque n'est aujourd'hui plus animé que par les achats de titres décidés par la BCE pour calmer la montée des taux d'intérêts, qui interdit à la Grèce l'accès des marchés de dette internationaux depuis le 20 avril dernier. Le pays pourrait néanmoins à nouveau émettre entre 4 et 4,5 milliards d'euros sur des maturités allant de 3 mois à un an au mois de juillet, a annoncé lundi le gouvernement hellénique.

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