Kouchner pousse l'idée d'une taxe pour le développement

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Réunis aujourd'hui à Paris, les douze pays de la « Task Force » - plusieurs pays industrialisés dont la France, le Royaume-Uni ou le Japon - discuteront de la mise en place d'une taxe mondiale sur les transactions financières. Sous l'égide du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, la Task Force fera, ce mercredi, le bilan du rapport des experts du « groupe pilote » (groupe informel de 60 pays) sur les financements innovants - remis en juin à l'Union européenne - afin de le présenter le 21 septembre prochain, au sommet du Millénaire, à New York. Selon ce rapport, il est possible d'instaurer plusieurs taxes sur les transactions financières pour financer le développement et les biens publics mondiaux. Le principal défi consiste à transposer une telle taxe au niveau mondial. Pour Christian Masset, directeur général de la Direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats, « le but n'est pas d'avoir un impact sur les activités économiques, ni de les réguler mais d'imposer une taxe large à un taux le plus faible possible pour financer le développement ». Pour ce dernier, ce type de taxes innovantes - sur les secteurs les plus actifs - a fait ses preuves, à l'image de la taxe solidarité imposée sur les billets d'avions en 2006. RéticencesTaxer les transactions financières pourrait rapporter « de 10 à 900 milliards d'euros par an, avance Christian Masset, c'est pourquoi il y a une mobilisation politique au plus haut niveau », ajoute-t-il. Nicolas Sarkozy a fait de cette initiative une priorité du G20, dont la France assurera la présidence en 2011. Soutenue par son homologue allemand sur cette idée, Paris se heurte toutefois à certaines réticences, à l'instar de la Grande-Bretagne, qui redoute une délocalisation des transactions dans d'autres zones. Si l'Europe se dit prête à une telle taxe, l'imposer au niveau mondial sera une étape plus difficile, surtout avec un grand absent, les États-Unis. Élisa Perrigueu

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