SEB sanctionné pour sa grande prudence sur ses perspectives

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LA VALEUR À SUIVREContrairement à l'an passé, où la morosité était de mise, le leader mondial du petit équipement domestique a, cette année, présenté ses chiffres semestriels dans une ambiance détendue. Il faut dire qu'un chiffre d'affaires en progression de 9,5 % (hors effet de change), un résultat net multiplié par trois et une marge opérationnelle record de 168 millions d'euros, rendent serein. Effet volumePourtant en Bourse, l'action a chuté de plus de 3 % en séance. La cause ? Trop de prudence dans les perspectives. « les performances 2010 devraient être en ligne avec les attentes des marchés financiers », se sont effectivement contentés d'évoquer les dirigeants.Globalement, le groupe a bénéficié de la reprise de la consommation dans les pays matures et de la dynamique des pays émergents (45 % de son chiffre d'affaires). La forte hausse de la marge opérationnelle (+ 58 % par rapport à 2009) est principalement due à l'effet volume (61 millions d'euros) et à l'impact des devises (25 millions d'euros). Par ailleurs, l'endettement a reflué de 35 millions pour s'établir à 208 millions d'euros, permettant d'afficher un ratio dette/Ebitda de 0,46. Côté croissance, SEB désire, notamment, augmenter significativement ses capacités de production en Chine, finaliser d'ici à la fin de l'année son projet d'acquisition de 100 % de la société Imusa en Colombie et lancer plus d'une centaine de nouveaux modèles.Mais face à la volatilité des devises et des matières premières, le groupe a préféré la prudence. Trop peut-être pour un titre qui progresse de près de 45 % depuis le début de l'année et se paye 12,76 fois ses bénéfices estimés 2010. J. N.? 1,81 %

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