Easyjet appuie à nouveau sur l'accélérateur en France
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L'offensive des compagnies à bas coûts en France ne fait que commencer. « A Lyon, Easyjet a basé trois avions, puis en positionnera six, puis neuf puis fera la même chose à Bordeaux ou Toulouse. C'est inéluctable », prédit le directeur des ressources partenaires d'Air France, Jean-Claude Ronsiaux, Les faits lui donnent raison. Easyjet donne un nouveau coup d'accélérateur en France. Entre novembre et décembre 2010, la compagnie britannique va ajouter à Lyon un quatrième Airbus A319 qui va lui permettre de lancer six nouvelles lignes (Brest, Nice, Milan-Malpensa, Berlin Schonefeld, Prague et Agadir) et deux saisonnières (Bristol et Liverpool). Deux ans après l'ouverture de sa base lyonnaise, EasyJet desservira fin 2010 plus de 26 lignes au départ de Lyon dont cinq domestiques (Nantes, Toulouse, Biarritz, Brest, Nice). « Nous prévoyons une augmentation de trafic de 27 % par rapport à l'année précédente », précise la compagnie dans un communiqué. Un mois après l'annonce de nouveaux vols au départ de Toulouse en septembre (Lisbonne et Rome), la compagnie a aussi annoncé l'ouverture cet hiver de vols vers Milan-Malpensa. Outre la province, Easyjet monte en puissance à Paris. Quatre nouvelles destinations seront desservies au départ de Roissy cet hiver. Revendiquant près de 10 % de parts de marché en France, Easyjet est la deuxième compagnie aérienne en France derrière Air France.infrastructures simplifiées« L'offre low-cost est sous-développée en France malgré son potentiel. Ceci en raison du poids des charges et des taxes », expliquait la semaine dernière au forum French Connect Warwick Brady, l'un des directeurs d'Easyjet. Il a poussé les aéroports français à se doter d'infrastructures simplifiées afin de réduire le niveau des redevances aéroportuaires, comme l'ont déjà fait Marseille, Lyon et Bordeaux. « Je pense que les aéroports qui s'appuient sur les compagnies traditionnelles commettent une erreur. Ce sont les low-cost qui font la croissance », a-t-il ajouté. A l'inverse, pris en grippe par la justice française, Ryanair reste plus prudent sur son développement. Et menace toujours de fermer son unique base française de Marseille si la justice l'oblige à faire signer des contrats français à son personnel basé en France. F. G.
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