L'industrie du secteur photovoltaïque en manque de visibilité tarifaire

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Pas moins de sept ministres se réunissent ce jeudi autour de François Fillon. Au menu, l'avenir de la filière photovoltaïque avec comme équation de base la problématique suivante : comment assurer le développement de cette filière verte sans pour autant faire exploser les financements qui la soutiennent. Les professionels du secteur ont tous fait part de leurs inquiètudes notamment parce que l'idée d'une baisse des tarifs de rachat par EDF de l'électricté produite par les particuliers ne serait plus un tabou au gouvernement. Ils sont d'autant plus inquiets, explique André Antolini, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), « qu'ils ont déjà subi, de manière unilatérale et brutale, deux baisses des tarifs au cours de l'année ». En effet, les installations photovoltaïques au sol et celles de grandes envergures installées par exemple sur les toitures en milieu agricole, ont essuyé une diminution de 30 % des tarifs de rachat dès janvier puis une nouvelle de 12 % à compter du mois de septembre.Après la réunion interministérielle, le gouvernement n'a pas encore indiqué s'il comptait entamer une négociation avec les industriels concernés. « J'espère que ce sera une réunion inaugurale [à la concertation, Ndlr] plutôt qu'une réunion terminale », souhaite David Guinard, directeur général de Photosol, une société qui développe des centrales photovoltaïques de grande taille. Avant son départ du gouvernement, l'ancien ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo, avait promis « une grande concertation à l'automne ». Son successeur Nathalie Kosciusko-Morizet devrait faire connaître ses intentions dès aujourd'hui, indique-t-on au ministère.Les professionnels « ne remettent pas en cause la necessité de réguler les aides à la filière », plaide André Antolini. « La filière ne refuse pas les principes d'une baisse des tarifs de rachat », renchérit David Guinard. Ce qu'ils demandent en réalité c'est « de ne pas subir de constants à-coups réglementaires, des changements non préparés, sans concertation », ajoute-t-on au Comité de liaison des énergies renouvelables (CLER). En un mot cela s'appelle de la visibilité. R. J.

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