Paris dit considérer Moscou comme un partenaire stratégique
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Il est impossible d'imaginer des relations entre la Russie et la France sans liens économiques. » Les propos de Dmitri Medvedev, le président russe, lors de sa rencontre avec des patrons français et russes au cours de son deuxième et dernier jour de visite en France, ne sont pas restés lettre morte. Lundi soir, à l'issue d'un entretien au palais de l'Élysée, un protocole d'accord a ouvert la voie à une prise de participation de GDF Suez à hauteur de 9 % dans le projet porté par Gazprom de gazoduc North Stream. Pour sa part, Alstom a confirmé qu'il prendrait 25 % dans le capital du constructeur de trains russes Transmashholding.retour de la confianceAuparavant, Paris, qui a dit considérer Moscou comme un partenaire stratégique, avait annoncé son intention de vendre à la marine russe quatre navires de type Mistral et non un seul comme envisagé initialement, malgré les grandes craintes des pays voisins de la Russie et les réserves américaines. Lors d'une conférence de presse commune, Nicolas Sarkozy a toutefois souligné que ces bâtiments de projection et de commandement seraient fournis sans équipements militaires, mais a laissé entendre que la Russie bénéficierait de transferts de technologies.Pour illustrer le retour de la confiance, Dmitri Medvedev s'est dit prêt à envisager de nouvelles sanctions contre l'Iran pour amener Téhéran à renoncer à toute ambition nucléaire militaire, comme le souhaitent les démocraties, mais à condition que ces sanctions soient « intelligentes et pas tournées contre la population civile ». ?
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