Airbus et Boeing mécontents

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Les relations entre Thales et les deux géants de l'aéronautique et de la défense Airbus et Boeing sont loin d'être au beau fixe. Chez Airbus, c'est l'A400M qui constitue le point de friction principal avec l'électronicien, chargé de développer un nouveau Flight Management System (FMS) pour le futur avion de transport militaire européen (« La Tribune » du 18 mai). L'avionneur déplore un manque d'initiative des équipes de Thales pour résoudre les problèmes. Mais aussi le manque d'implication du groupe d'électronique sur l'A350 et sur ses programmes militaires. Des attitudes jugées à Toulouse inquiétantes pour l'avenir. « Nous avons des problèmes de qualité, de retards et de livraisons avec Thales », assure-t-on à la direction d'EADS. Ce problème entre les deux groupes a d'ailleurs fait l'objet, selon nos informations, d'une discussion au plus haut niveau chez EADS lors d'un comité exécutif.Raisons obscuresLes relations entre Thales et Boeing semblent compliquées aussi. Pas tant sur les programmes développés par les deux industriels aux quatre coins de la planète, mais plutôt en France. Et ce, à cause de l'échec, l'an dernier, de leur coopération dans l'appel d'offres Scorpion, un programme de modernisation des équipements de l'armée de terre. Thales et Boeing avaient travaillé main dans la main dans un programme du même ordre au Royaume-Uni (Fres), mais le duo ne s'est pas reconstitué en France. Pour des raisons obscures. Après avoir d'abord travaillé sur ce projet avec Boeing, Thales a finalement préféré s'allier avec Safran et Nexter. Ce qui irrite encore beaucoup de monde chez Boeing. Certains estiment en interne qu'il pourrait y avoir des conséquences à long terme. « Certains équipementiers français sont bien partis pour être à bord du successeur du Boeing 737, pas tous », indique une source interne. Interrogé, Boeing n'a pas souhaité faire de commentaires. On préfère rappeler la bonne collaboration avec Thales au Royaume-Uni, en Australie ou sur le B787. F. G. avec M. C.

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