Consensus baissier inhabituel sur le prix du pétrole

 |   |  342  mots
Attention, risque de baisse sur le marché du pétrole ! L'alerte est suffisamment inhabituelle pour être soulignée. Elle provient d'une source a priori fiable, puisqu'il s'agit des analystes de la banque JP Morgan. Comme ceux de Barclays ou Bank of America Merrill Lynch, ils viennent de revoir leurs chiffres et anticipent désormais un prix moyen du pétrole de 77,25 dollars en 2010. Ce qui revient à faire preuve de pragmatisme : sur les sept premiers mois de l'année, le prix moyen du WTI est de... 78 dollars. Voilà près d'un an que le pétrole évolue entre 70 et 80 dollars. Soit sans grande tendance, au gré des annonces macroéconomiques, surtout asiatique. Cadence accéléréeAlors que la demande de pétrole occidentale stagne, au mieux, la soif de pétrole de la Chine est la seule à connaître une évolution rapide. Aussi le ralentissement contrôlé de sa croissance économique représente un événement majeur pour l'évolution des cours. D'autant que l'offre ajoute à la tendance.De plus en plus de barils sont en effet extraits ces jours-ci. En juillet, l'Opep, responsable de 40 % de l'offre globale, a accéléré la cadences de production. Les stratégies solitaires de certains membres du cartel semblent avoir lasser les ténors. Le non respect de leur plafond officiel de production par l'Angola, le Venezuela ou l'Iran avait été compensé par la mise en sommeil de certaines puis en Arabie Saoudite, au Koweit et aux Émirats arabes unis. Les dernières statistiques montrent que cette période est finie. En juillet, comme en juin, l'Opep a pompé quelque 29,2 mbj, soit deux millions de barils de plus que le quota officiel total.A tout cela, il faut également ajouter les efforts croissants d'efficacité énergétique favorisée par la crise. Un facteur que les experts jugent désormais essentiel. L'exemple le plus emblématique en la matière est la Chine. Chaque semaine, les milliers de nouvelles voitures mises en circulation consomment désormais moitié moins d'essence que les « trucks » américains. A. R.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :