GDF Suez s'allie à un brésilien pour attaquer l'Amérique Latine

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C'est une première pour GDF Suez : l'alliance, conclue jeudi à São Paulo par le PDG du groupe Gérard Mestrallet et le président du premier électricien brésilien Eletrobras, José Antonio Muniz Lopes, doit permettre aux deux entreprises de partir main dans la main à la conquête de l'Amérique Latine. Le groupe européen, déjà très présent au Brésil, ne voit que des avantages à se rapprocher du premier électricien brésilien, qui est aussi la plus importantesdes sociétés électriques du continent. « Il s'agit d'un accord totalement inédit pour co-investir avec Eletrobras en dehors du Brésil », commente Gérard Mestrallet. Une formule duplicableNon seulement cette alliance va renforcer les liens entre les deux sociétés mais elle ouvre à GDF Suez des nouvelles portes en Amérique Latine, en Amérique centrale, voire en Afrique. « Cette alliance nous permet de partager le financement et les risques avec un partenaire », complète son président. Les deux groupes ont déjà en vue plusieurs opérations possibles, notamment au Pérou. Et si cette formule de co-investissement fait ses preuves, GDF Suez pourrait être tenté de la dupliquer ailleurs dans le monde. « Pourquoi ne pas tisser des partenariats avec des sociétés chinoises pour remporter des contrats en Indonésie ou en Malaisie ? », s'interroge Gérard Mestrallet.Ce dernier, qui a présidé ce jeudi à São Paulo une réunion du comité de haut niveau franco-brésilien réunissant 25 entreprises des deux pays, devait se rendre ce vendredi sur le site de Jirau, situé sur un affluent de l'Amazone, où un consortium mené par GDF Suez réalise actuellement un barrage d'une puissance de 3.450 mégawatts (voir photo ci-contre). Le projet entrera en exploitation en 2012. D'ici là, le groupe, qui a annoncé il y a moins d'un mois son mariage avec le britannique International Power, doit prochainement inaugurer un autre barrage en construction sur le site d'Estreito, dans le Nord du Pays. Une fois ces deux projets en service, le groupe, qui réalise 1,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires au Brésil, atteindra une capacité de 12.000 mégawatts, toutefois encore loin derrière le numéro un local Eletrobras (39.500 MW, soit 37 % du marché national). La prochaine étape concernera le programme nucléaire brésilien. Il y a juste un an, Eletrobras et GDF Suez avaient signé un accord de coopération dans ce domaine. Mais l'arrivée des élections présidentielles (le premier tour aura lieu début octobre) a mis en suspens les projets. « Cette alliance nous permet de partager le financement et les risques avec un partenaire. »

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