Fiat a-t-il honte de son nom ?

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trong>Fiat aurait-il honte de son nom? Fiat Industrial, qui regroupe toutes les activités non automobiles de l\'ancien consortium italien, change de nom. Il s\'appelle désormais CNH Industrial., du nom de sa filiale américaine CNH Global.Exit le nom même du groupe piémontais fondateur. Fiat sonnerait-il mal dans le monde international des affaires, de l\'avis des dirigeants du turinois?Un tel reniement de ses origines laisse perplexes les observateurs et le gouvernement italiens. Issu de la scission du groupe Fiat, Fiat Industrial regroupe les activités poids-lourds ainsi que car et bus d\'Iveco, le matériel de construction et de travaux publics, les tracteurs, les machines agricoles .Coté à la Bourse de New-YorkCotée à la Bourse de New-York et aussi à celle de Milan depuis le 30 septembre, la nouvelle société, de droit hollandais et domiciliée fiscalement au Royaume-Uni (ouf!), est présidée par Sergio Marchionne, également administrateur délégué du constructeur automobile Fiat qui garde - pour l\'instant? - son nom.Le chiffre d\'affaires 2012 de l\'ancien Fiat Industrial s\'élevait à 25,8 milliards d\'euros, pour un bénéfice net de 900 millions. Ce groupe emploie quelque 68.000 personnes et compte 64 sites de production, dont 14 en Italie.Bisbilles sur la valorisation de ChryslerRisque-t-il d\'arriver la même chose à Fiat (automobile) quand celui-ci fusionnera avec l\'américain Chrysler, contrôlé par l\'italien depuis 2009 ? Fiat détient 58,5% de la firme automobile d\'Auburn Hills (Michigan) qu\'il a sauvée alors qu\'elle était sous protection de la loi américaine sur les faillites (Chapitre XI). Aux termes des accords avec le gouvernement américain en 2009, Fiat a exercé trois options pour prendre trois fois 3,3% supplémentaires de Chrysler. Mais Fiat et le Veba (fonds de pension géré par le syndicat de l\'automobile UAW), qui détient encore 41,5 de Chrysler, n\'arrivent pas à se mettre d\'accord sur le prix de transaction.D\'après des chiffres cités récemment par le Financial Times, Fiat évalue la totalité de Chrysler à 4,2 milliards de dollars et Veba à... 10,3 milliards. Normal qu\'il y ait dans ces conditions divergence sur le prix des trois fois 3,3% supplémentaires.Siège délocalisé ou pas ?Chrysler a lancé officiellement le 23 septembre dernier la procédure qui pourrait conduire à son retour en Bourse. Sergio Marchionne, patron de CNH Industrial, Fiat et Chrysler, avait estimé il y a une dizaine de jours que l\'entrée en Bourse était \"possible d\'ici la fin de l\'année mais plus probablement au premier trimestre 2014\".L\'opération faciliterait ainsi la sortie de Veba du capital et la fusion du constructeur américain avec sa maison-mère. Et c\'est là que les craintes se cristallisent.Sergio Marchionne ne répond pas aux nombreuses interrogations sur la future implantation du siège du groupe Fiat-Chrysler, une fois qu\'il aura fusionné. L\'administrateur délégué souffle le chaud et le froid à son habitude. Echaudés par l\'exemple de CNH Industrial, les pouvoirs publics transalpins demandent en tous cas instamment au constructeur de rester en Italie.L\'agence Bloomberg rapportait à la mi-mai que Fiat réfléchissait bel et bien à un transfert du siège de Fiat (automobile) de Turin vers les Etats-Unis. Le président du groupe, John Elkann, a défendu pour sa part au printemps le principe de... plusieurs sièges répartis dans le monde. Pas très rassurant tout ça. 

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