Aéronautique  : faible potentiel de hausse

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ctionsSecteurs cycliques par excellence, l'aéronautique et, dans une moindre mesure, la défense ont également connu leur moment d'euphorie en Bourse au cours des six derniers mois. Depuis son plus-bas, fin mars, l'indice Bloomberg européen du secteur a ainsi rebondi de plus de 51?%. À plus grande échelle, le constat est le même. L'indice sectoriel mondial de l'agence montre une progression de 50 % depuis mars.Un mouvement d'une ampleur considérable que le seul aspect cyclique n'explique pas. Contrairement à d'autres filières, l'industrie aéronautique n'a pas été sinistrée par le ralentissement économique. Même si le trafic aérien est en berne, les constructeurs et leurs fournisseurs, prenant le parti de soutenir financièrement leurs clients, n'ont jusqu'ici pas été touchés par des reports en cascade.résistance certaineDans ces conditions, leurs résultats semestriels ont surtout été l'occasion de faire montre d'une certaine résistance. Certes, le mois dernier l'agence Fitch relevait qu'en moyenne les marges opérationnelles des groupes européens du secteur s'étaient établies à 9,3?% sur le semestre contre 10,9 % au cours des six premiers mois de 2008. Mais en dépit de ce recul, « dans l'ensemble, les groupes ont montré leur capacité à préserver leurs trésoreries, ce qui, à l'origine, était la grande crainte des investisseurs », résume l'analyste du CM-CIC qui cite en exemple EADS. « Safran, tout comme Rolls-Royce, a confirmé que son ?business? consiste aussi bien en la livraison de nouveaux moteurs de jet, qu'en leur maintenance sur des décennies d'utilisation », soulignaient dernièrement, de leurs côtés, les analystes d'AlphaValue. Le cabinet précise que le motoriste français est parvenu à préserver ses marges à 6,4?% malgré une baisse de 12?% des commandes de ses moteurs CFM. En Bourse, le résultat ne s'est pas fait attendre. Depuis leurs plus-bas, fin mars, les titres Safran et EADS se sont respectivement envolés de près de 86?% et de 69?%. Mais tous ne sont pas logés à la même enseigne. « Des groupes plus exposés à la défense ont tendance à sous-performer les autres. C'est le cas de BAE Systems dont l'activité dépend à plus de 70?% des marchés anglais et américain sur lesquels pèsent de probables coupes budgétaires. En Grande-Bretagne, l'explosion du déficit public va certainement entraîner des reports, voire l'allongement de certains contrats », explique l'analyste du CM-CIC. Le groupe s'inscrit en baisse de 17 % depuis le début de l'année et est en passe de devenir l'un des titres les plus attractifs du secteur.Au-delà, le secteur dans son ensemble est désormais bien valorisé et s'échange dans la moyenne de ses ratios historiques. « Il se paie en Europe 12,8 fois ses bénéfices attendus sur 2009 contre 9,1 en mars dernier. Ce qui nous fait dire que le potentiel d'appréciation, notamment sur des titres comme Safran, est désormais limit頻, conclut l'analyste du CM-CIC. Gaël Vautrin

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