La recherche publique bientôt mieux valorisée

 |   |  352  mots
C'est l'un des chevaux de bataille de Nicolas Sarkozy : la France peine à valoriser sa recherche, à combler l'éternel fossé entre recherche fondamentale et innovation. En avril dernier, il préconisait la création d'« au moins trois ou quatre sociétés de valorisation de haut niveau ». « Nous sommes certes champions pour les découvertes, mais en retard pour les dépôts de brevets », critiquait-il encore le 14 décembre, lors de son discours sur l'emprunt national. Ce dernier va doter ces futures sociétés de 3,5 milliards d'euros en fonds propres. Elles seront implantées sur les grands pôles de recherche et d'enseignement supérieur (Pres).La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a finalement opté pour « une douzaine de sociétés d'accélération de transfert technologique », indique-t-on rue Descartes, insistant sur les « impératifs de taille critique ». Idéalement, ces structures, sortes de « guichets uniques » pour les entreprises, dont « le modèle économique reposera sur la prestation de services de valorisation et l'intéressement aux résultats », s'autofinanceront « au bout d'une dizaine d'années », selon les documents de l'emprunt national. Car l'objectif est bien de faire du préamorçage et, in fine, d'aider à la création d'entreprises, explique Gérard Jacquin, directeur de la valorisation à l'Inra (qui vient de signer un accord de répartition de la valorisation avec l'Inserm).Quatorze dispositifsL'idée est de s'appuyer sur les 14 dispositifs financés depuis 2006 par l'Agence nationale de la recherche (ANR), tels Bretagne Valorisation et Aquitaine Valo, sachant que Saclay est comme d'habitude déjà assuré de figurer au palmarès. L'appel à projets va « structurer le paysage », espère l'entourage de Valérie Pécresse. Pour cela, un second niveau de valorisation est envisagé avec la constitution de « grappes de brevets » thématiques dans la logique des grandes alliances en cours de constitution dans la recherche (sciences de la vie, énergie, etc.). En attendant, organismes publics et industriels ont mis au point en décembre un référentiel commun sous l'égide de l'Association nationale pour la recherche et la technologie (ANRT). C. J.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :