Pécresse veut doubler le potentiel de logements étudiants d'ici à 2020

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Des progrès mais peut mieux faire. C'est en substance le bilan que devrait dresser la conférence nationale sur le logement étudiant qui se tient ce mardi au Centre Georges-Pompidou à Paris. Celle-ci doit « établir un plan d'action national pour les années à venir », avait promis l'été dernier la ministre de l'Enseignement supérieur.Ces dernières années ont certes vu s'accomplir des progrès. En 2010-2011 vont être ainsi atteints pour la première fois les objectifs annuels du plan Anciaux avec 13.461 chambres d'étudiant livrées (8.523 réhabilitations et 4.938 constructions). Le député UMP Jean-Paul Anciaux avait en effet fixé en 2004 un objectif de 7.000 réhabilitations et 5.000 constructions par an pendant dix ans. Les investissements de l'État en matière de logement étudiant sont, quant à eux, passés de 64 millions d'euros en 2007 à 111,5 millions en 2010, soit un bond de 74 %. Mais on reste loin des objectifs du plan Anciaux : 440.000 chambres ont été livrées depuis 2005 contre les 700.000 prévues et on ne compte aujourd'hui que 160.000 logements sociaux (Crous) contre 220.000 escomptées en 2014... pour « 1,3 million d'étudiants qui n'habitent pas chez leurs parents », rappelle la Confédération étudiante. Le retard accumulé paraît difficile à rattraper. « Nous pouvons aller plus loin, notamment dans les grandes villes », admet aujourd'hui Jean-Paul Anciaux.Mesures d'assouplissementLa conférence nationale vise donc, en réunissant tous les acteurs concernés (collectivités locales, promoteurs, Crous, universités, bailleurs sociaux, associations...), à lister toutes les initiatives et pistes pouvant être généralisées. L'idée est surtout de faciliter l'accès aux logements des parcs privé et social. En prenant en compte ces derniers, on comptabilise en fait aujourd'hui 340.000 logements étudiants, estime le ministère de l'Enseignement supérieur. Valérie Pécresse veut atteindre les 680.000 dans les dix ans via des mesures d'assouplissement et en généralisant des initiatives originales tel le cautionnement d'étudiants par les Crous pour l'obtention d'un logement privé labellisé sur le modèle de ce qui se fait à Bordeaux avec le soutien de la Caisse des Dépôts. Autres pistes défendues notamment par le secrétaire d'État au Logement : le développement de la colocation, en particulier dans les HLM (cette disposition de la loi Boutin n'est pas appliquée) ainsi que l'élargissement de la garantie du risque locatif aux étudiants non boursiers. Tout récemment, Benoist Apparu a aussi proposé de surtaxer les bailleurs qui pratiquent des loyers abusifs pour les microsurfaces afin de réprimer les nombreux abus dont sont victimes les étudiants en mal de logement.Clarisse Jay

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