Deux fois plus d'opérations dans les cleantechs en France

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À la faveur des subventions publiques, fonds d'investissement et grands groupes sont encouragés à miser sur les cleantechs, comme le montre le baromètre exclusif réalisé par Greenunivers.com, le site d'information spécialisé sur le green business, en partenariat avec « La Tribune ». À 2,5 milliards d'euros, le montant global des levées de fonds et des fusions-acquisitions est en forte baisse (8,8 milliards au deuxième trimestre). À l'international, les 49 deals recensés représentent un montant total de 3,45 milliards de dollars (2,37 milliards d'euros). En France, le nombre d'opérations (40) a quant à lui pratiquement doublé et les transactions dont les montants sont connus dépassent 135 millions d'euros, contre quelque 100 millions au deuxième trimestre.À l'international, les principaux secteurs de l'environnement sont représentés avec des sources de financement très variées : Bourse (émissions d'actions ou introduction), fonds d'investissement et grandes entreprises. Les grands opérateurs américains de l'éolien séduisent. Everpower a été racheté par le fonds britannique Terra Firma et Horizon Wind Energy, la filiale éolienne américaine du géant portugais des énergies renouvelables, EDP Renovaveis, largement refinancée par un fonds américain. Le pétrolier ExxonMobil injecte pour sa part des fonds dans le spécialiste américain des biocarburants à base d'algues Synthetic Genomics. Enfin, le fabricant américain de panneaux solaires tubulaires Solyndra et le constructeur de voitures électriques Tesla continuent de rafler des financements tandis que le pionnier de la gestion intelligente des réseaux électriques aux États-Unis, EnerNOC, lève des fonds en Bourse.Les asiatiques aussi s'intéressent aux groupes américains. L'installateur Borrego a décroché 30 millions d'un investisseur taiwanais et le groupe sud-coréen de construction navale et d'ingénierie maritime Daewoo Shipbuilding and Marine Engineering a racheté le fabricant américain de turbines DeWind. Des occidentaux investissent aussi en Asie, comme Waste Management, le géant américain des déchets, qui a racheté 40 % de Shanghai Environment Group. Les financements publics promis par les gouvernements américain, chinois, sud-coréen et européens dans le cadre de leurs plans de relance servent de levier aux investisseurs.En France, les montants plus modestes sont aussi plus concentrés, essentiellement dans les énergies renouvelables. Le fonds d'investissement Axa Private Equity fait une entrée en force dans l'éolien en rachetant 15 fermes. Porté par les tarifs d'achat garantis par l'État, le solaire concerne le tiers des deals français. De jeunes entreprises lèvent des fonds pour accélérer leurs projets, comme Frey Nouvelles Énergies, une PME de Reims (Marne), ou Neoen, la jeune filiale dédiée aux énergies renouvelables de Direct Énergie. Dans les services, les cabinets d'ingénierie verte Coteba et Sogreah fusionnent ainsi que le français Burgeap avec l'allemand Igip. Le fournisseur d'indices climato-économiques Climpact lève des fonds. En France comme à l'international, les fonds d'investissement montent en puissance notamment auprès des personnes assujetties à l'ISF, incitées par des déductions d'impôt à investir dans les cleantechs.Les grands groupes ne sont pas en reste, avec le rachat par Areva du fabricant allemand de pales d'éoliennes offshore PN Rotor, ou celui par Saint-Gobain de parts du pétrolier Shell dans le fabricant allemand de modules solaires Avancis? Et ce dynamisme devrait se maintenir ces prochaines semaines, du côté des industriels comme des fonds français. n Plus d'informations sur www.latribune.fr/green-busine

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