Singapour, maître chez UBS

C'est officiel: depuis le 5 mars, le premier actionnaire d'UBS se nomme GIC. Derrière cet sigle se cache le gouvernement singapourien et son fonds souverain, Government of Singapore Investment. GIC détient désormais 6,6 % du capital de la première banque suisse. Cette montée soudaine au capital ne correspond pas à un raid hostile mais est la suite logique d'un processus engagé voilà plus de deux ans. Petit retour en arrière. En décembre 2007, UBS, prise au piège des subprimes, s'apprête à publier une perte annuelle historique de près de 20 milliards de francs suisses (13,7 milliards d'euros). La banque a besoin d'argent frais. Le 10 décembre, GIC vole à son secours et lui apporte 11 milliards de francs. En échange, il reçoit des obligations convertibles représentant près de 9 % du capital d'UBS. Une part diluée, depuis, par les augmentations de capital menées en 2008 et 2009 par l'établissement zurichois. Perte sur investissementPlus de deux ans plus tard, le bilan du singapourien n'est guère flatteur. Avec la conversion de ses obligations, il enregistre une moins-value de 7,3 milliards. C'est cher payé pour devenir l'actionnaire numéro un d'une banque, fût-elle suisse. Mais cette perte a tout de même été partiellement compensée par les intérêts versés par UBS (environ 2 milliards de francs).

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