Londres, au top du classement

C'est officiel, Londres est la région la plus riche d'Europe. Selon des données publiées le mois dernier par Eurostat, le service européen des statistiques, la capitale britannique a un PIB par habitant de 83.200 euros (en parité de pouvoir d'achat),soit 234 % au-dessus de la moyenne européenne. Les Londoniens sont 12 fois plus riches que les habitants de Severozapaden, en Bulgarie, la région la plus pauvre d'Europe.Certes, ces chiffres datent de 2007, soit avant la crise. De plus, ils ne se concentrent que sur le coeur de la capitale britannique, où la population est peu nombreuse. En comptabilisant le Grand Londres, la domination est un peu moins spectaculaire, avec une richesse « seulement » deux fois supérieure à la moyenne, derrière le Luxembourg et Bruxelles.Il n'en reste pas moins que la concentration de richesses est réelle. C'est d'autant plus vrai qu'une autre région directement accolée à Londres, celle d'Oxford, fait aussi partie des 20 plus riches d'Europe.La première explication est à aller chercher en grande partie à la City. Le centre financier reste, même après la crise, un aimant pour l'argent, que ce soit pour les banquiers qui s'y enrichissent ou les milliardaires qui s'y installent pour des raisons fiscales.L'autre explication est que le Royaume-Uni est l'un des pays les plus centralisés d'Europe. Hors de Londres, l'Angleterre n'a guère de villes secondaires significatives. Il faut aller en Écosse ou au pays de Galles pour trouver d'autres centres urbains riches. Et au total, sur les 30 régions recensées au Royaume-Uni par Eurostat, 14 enregistrent un PIB par habitant sous la moyenne européenne.Résultat, à lui seul, le Grand Londres attire près du tiers des investissements étrangers au Royaume-Uni. Paradoxalement, la crise a plutôt accéléré le mouvement : « avec le prix des loyers de bureaux en baisse de 40 %, une dépréciation de la livre sterling de 30 % par rapport au dollar et une concentration de talents, la récession a créé une opportunité par les investissements étrangers », estime Michael Charlton, directeur de Think London, l'agence des investissements étrangers.

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