Les centrales pour une refonte du projet
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Alors que le débat sur les retraites débute mardi à l'Assemblée nationale, les syndicats veulent obliger le gouvernement à revoir sa copie sur un certain nombre de points. Certains semblent d'ores et déjà exclus, si l'on en croit les déclarations du gouvernement. Celui-ci l'a dit et redit : il ne reviendra pas sur l'une des mesures phares de la réforme, à savoir le recul de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite. Il vient également de donner une fin de non-recevoir à la demande de la CFDT qui souhaitait le maintien à 65 ans de l'âge de départ à la retraite à taux plein, et non à 67 ans comme le prévoit le texte.L'Elysée et le gouvernement se disent en revanche prêts à aller plus loin, notamment sur la pénibilité au travail (ainsi que sur les carrières longues et sur les polypensionnés). Jusqu'à présent, ce dernier s'est refusé ? au grand dam de la CGT ? à reconnaître dans son projet de réforme une pénibilité par métiers. Le texte prévoit en revanche que tout salarié pourrait partir à la retraite à partir de 60 ans, dès lors qu'un taux d'incapacité de 20 % aura été constaté lors d'une visite médicale. Changer la philosophie du projetLes députés UMP ont fait savoir qu'ils voulaient aller plus loin. Denis Jacquat, rapporteur UMP du texte, propose le dispositif suivant : « Il faudrait un collectif de branches qui créerait un dispositif d'allégement et de compensation de la charge de travail des salariés occupés à des travaux pénibles », détaille-t-il. Le gouvernement a également laissé la porte ouverte à des changements sur les carrières longues pour la durée de cotisations et les polypensionnés, qui ont cotisé pour plusieurs régimes de retraite. Pas sûr que ces gestes d'ouverture suffisent à calmer la grogne des syndicats, très remontés contre un projet de réforme dont ils veulent changer la philosophie et non pas seulement l'amender à la marge. I. M.
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