La croissance des PME, nouveau credo de Sarkozy

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C'est à un véritable discours de politique générale de Nicolas Sarkozy que les dirigeants de PME ont eu droit hier à Paris en ouverture du forum « Agir pour le développement des entreprises », organisé par la CGPME. Bien qu'il s'en soit d'emblée défendu, le président de la République n'a pas pu résister à la tentation de faire un premier « bilan » de l'action gouvernementale en matière économique et en particulier de celle en direction des PME depuis son arrivée à l'Élysée. Suppression de l'imposition forfaitaire annuelle (IFA), réforme du crédit d'impôt recherche, plan de soutien de 22 milliards d'euros pour lutter contre la crise, plan de sauvetage de l'automobile, toutes ces décisions, entre autres, ont été rappelées au bon souvenir des petits patrons. Et saluées par la CGPME.Mais il ne s'est pas contenté de cet autosatisfecit. Le chef de l'État a annoncé un nouveau plan d'aide aux PME d'un montant de 2 milliards afin de renforcer les fonds propres des PME et des entreprises de taille intermédiaire (ETI). Objectif : faciliter leur développement rapide. Ces 2 milliards alimenteront des dispositifs gérés pour moitié par le Fonds stratégique d'investissement (FSI) et pour moitié par la banque publique Oséo (lire ci-dessous). Si le milliard géré par le FSI est « immédiatement disponible », le milliard de prêts participatifs confié à Oséo sera disponible à partir du 1er novembre. « La sous-capitalisation des PME françaises les condamne à choisir entre le surplace et le surendettement. C'est un obstacle à la croissance », a souligné le chef de l'État, tout en rappelant que la France ne disposait que de 460 entreprises de taille intermédiaire indépendantes, dont 150 sociétés industrielles. « Soit une et demie par département », a-t-il déploré.Ce n'est pas tout. Les chefs d'entreprise ont également la satisfaction de s'entendre répéter que toute hausse d'impôts était exclue. « Je n'entends pas tomber dans la facilité d'une augmentation des impôts », a martelé Nicolas Sarkozy, en dépit de la forte dégradation des finances publiques. Selon les prévisions gouvernementales, ces déficits atteindront 8,5 % du PIB fin 2010, soit leur plus haut niveau depuis le début de la Ve République. « Ce n'est pas l'augmentation des impôts et l'augmentation des charges qui feront revenir la croissance. C'est la compétitivité et l'investissement qui feront revenir la croissance », a souligné Nicolas Sarkozy. des états générauxPour le reste, les entrepreneurs se sont vu répéter les mesures intégrées au projet de loi de finances 2010, avec pour réforme phare, le remplacement de la taxe professionnelle par la contribution économique territoriale (CET) pour restaurer la compétitivité des entreprises industrielles. Les patrons de la CGPME ont applaudi l'ensemble des annonces, tout comme le Medef, qui salue la création de prêts participatifs. Nicolas Sarkozy « donne l'exemple de la PME attitude », a déclaré Laurence Parisot. Toujours pour dynamiser l'industrie, des états généraux seront organisés d'ici à la fin de l'année, à l'image de ceux organisés dans l'automobile, pour trouver les moyens d'assurer l'avenir des PME manufacturières.

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