L'emploi et la revalorisation du travail, priorités de Nicolas Sarkozy pour 2010

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C'est un bilan sous forme d'autosatisfaction qu'a dressé mercredi Nicolas Sarkozy à Cholet (Maine-et-Loire) à l'occasion de ses v?ux aux forces économiques du pays. À deux mois et demi des régionales qui s'annoncent délicates pour la majorité, le chef de l'État a déclaré : « Vous avez vu tant et tant de polémiques en 2009 et maintenant vous avez les résultats, et c'est à vous de juger pour savoir qui avait raison. » Devant quelque 1.600 représentants du monde économique et élus locaux, il a notamment défendu sa politique de relance, le soutien au secteur bancaire « qui a rapporté 2 milliards d'euros à l'État en 2009 », les mesures sociales d'accompagnement de la crise ou le lancement d'un emprunt pour financer des investissements d'avenir. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy, qui lancera à la fin du mois une conférence nationale sur les finances publiques, a martelé son engagement de ne pas augmenter les impôts, et estimé que « la diminution de la dépense publique constituait la seule solution envisageable pour réduire les déficits ». VolontarismeIl a également dit ne pas se satisfaire du léger rebond de l'économie enregistré au second semestre 2009 et de la croissance légèrement supérieure à 1 % prévue cette année : « Nous ne serons pas sortis de la crise tant que le chômage ne reculera pas. » Voilà pourquoi « ma priorité [?] en 2010, c'est de poursuivre la revalorisation du travail, c'est donc l'emploi », a déclaré l'hôte de l'Élysée, rappelant les 13 milliards de financement débloqués pour la politique de l'emploi en 2009, mais n'annonçant pas de mesure nouvelle.Nicolas Sarkozy a par ailleurs confirmé qu'un projet de loi visant à protéger artisans et commerçants contre la saisie de leurs biens privés en cas de faillite serait présenté en février. Pour l'UPA (artisans), c'est « une bonne nouvelle ». De son côté, la CGPME estime que « si les mesures annoncées [?] vont dans la bonne direction, il conviendra de s'assurer qu'elles fassent l'objet d'une application réelle et ne soient pas, dans la pratique, remises en question par les garanties exigées par les banques pour obtenir des financements ». I. M.

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