Verizon : un opérateur téléphonique au service de l'espionnage américain

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Il s\'agirait d\'une pratique courante, selon la sénatrice démocrate de Californie Dianne Fenstein. Selon le quotidien britannique Guardian, l\'opérateur téléphonique américain Verizon remet quotidiennement à la National Security Agency (NSA), l\'une des agences de renseignements américaines, des données sur des dizaines de millions d\'abonnés.Le Guardian a dévoilé l\'existence d\'une ordonnance secrète du tribunal fédéral relatif au renseignement étranger (FISC) datée du 25 avril et qui donne à la NSA un accès illimité aux données de l\'opérateur pour la période comprise entre le 25 avril et le 19 juillet. Ces données portent sur le lieu, la date et la durée des appels nationaux et internationaux en plus des numéros de téléphones des participants à chaque conversation. Le contenu des appels n\'est toutefois pas transmis.De quoi mettre l\'administration Obama dans l\'embarras. La surveillance des citoyens américains mise en place sous l\'égide du président George W. Bush après les attentats du 11 septembre à New-York avait profondément choqué une part importante de l\'opinion publique. Avant sa première élection, Barack Obama avait promis de renforcer le contrôle sur les écoutes téléphoniques. Ce qu\'il a en partie en permettant au Congrès de garder un oeil sur les pratiques autorisées par cette loi. Avec les limites que suppose le secret défense.L\'administration Obama persiste et signeMais toutes les ambiguïtés ne sont pas pour autant levées. Tout d\'abord, parce que Barack Obama a reconduit le Patriot Act, la loi de surveillance emblématique de George W. Bush, en 2011. Mais aussi parce que dans les faits, les pratiques restent inchangées, comme vient le confirmer cette information rapportée par le Guardian. Même s\'il n\'existe pas encore de preuve tangible pour affirmer que Verizon est le seul opérateur concerné, souligne le journal britannique.De son côté, Washington n\'a pas tenté de nier. Au contraire, l\'un de ses représentants a qualifié cette pratique de \"cruciale\" dans la lutte contre le terrorisme, sous couvert d\'anonymat. Et d\'insister sur le fait que l\'ordonnance \"ne permettait pas au gouvernement d\'écouter les conversations téléphoniques de quelqu\'un\" et ne portait pas sur \"le contenu des communications ou le nom des abonnés\". Il s\'agit de \"métadonnées, tels qu\'un numéro de téléphone ou la durée d\'un appel\", a souligné ce responsable.

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