Washington redoute l'impact de l'austérité
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En débutant le sommet du G20, les participants se sont réjouis de constater un retour « plus rapide que prévu » de la croissance économique mondiale. Dans leur communiqué final, ils préconisent « la nécessité pour nos pays de mettre en place des mesures crédibles, favorables à la croissance, pour parvenir à des finances publiques viables », et recommandent que « les pays qui traversent de sérieuses difficultés budgétaires accélèrent le rythme de la consolidation ». Objectif à moyen termeCette dernière priorité a donné lieu à des divergences. Pour le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, il s'agit là d'un objectif à moyen terme. Dans l'immédiat, il juge qu'il y a besoin « d'une forte croissance de la demande domestique au Japon et dans les pays européens ». Il considère que la consommation dans ces deux zones y restait « relativement faible ».Le directeur du Fonds monétaire international (FMI) a abondé dans ce sens. Il a mis en garde contre les conséquences négatives sur la croissance dans les deux prochaines années dans les pays adoptant des plans de rigueur drastiques. Selon une étude du Fonds, cette politique de rigueur menée sans réformes des marchés intérieurs pourrait coûter à l'économie mondiale 2,5 points de PIB et la suppression de 30 millions d'emplois. En revanche, pour le gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, la politique de réduction des déficits publics n'aurait pas d'effet « négatif » sur la croissance « parce que c'est une façon de restaurer la confiance ». En écho, la chancelière allemande, Angela Merkel, a indiqué samedi que la croissance ne pourra pas se faire au prix de déficits publics élevés. F. O. à Pusan, avec R. Ju.
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