Le chômage, épée de damoclès pour le prochain gouvernement
La Tribune
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Selon l'assureur R+V, qui a publié jeudi une étude sur « les peurs des Allemands », 65 % de nos voisins ont peur du chômage. C'est 18 points de plus qu'en 2003. Pourtant, seuls 48 % des sondés craignent de perdre leur propre emploi. C'est le paradoxe d'une Allemagne durement frappée par le ralentissement économique mondial et qui devrait voir son PIB se réduire cette année de 6 % au moins, mais dont le marché de l'emploi a bien résisté au choc. En août, le nombre de chômeurs était de 3,472 millions, soit 8,3 % de la population active. C'est certes près de 300.000 de plus qu'il y a un an. Mais la crise n'a pourtant pas ramené le marché de l'emploi allemand à ses pires heures, lorsque, en janvier 2005, le taux de chômage atteignait 12,2 %. La flexibilisation du marché du travail et le recours massif au temps partiel expliquent cette résistance : 1,4 million de salariés en août faisaient l'objet de mesures de chômage technique. L'ennui, c'est que la situation pourrait se dégrader : ces mesures sont coûteuses pour les entreprises et si la production industrielle se stabilise à un faible niveau, des licenciements seront inévitables. Le nombre de chômeurs pourrait alors dépasser les 4 millions l'an prochain. Ce sera le défi du prochain gouvernement. R. G.
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