Renault : Kubica chargé de faire oublier Alonso

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formule 1Succéder à Fernando Alonso. Voilà la lourde tâche qui attend Robert Kubica chez Renault F1. Une semaine après l'annonce du départ de l'Espagnol vers Ferrari, l'écurie franco-anglaise a officialisé hier l'arrivée du pilote polonais de 24 ans. Un retour aux sources pour celui qui avait effectué son premier test en F1 avec Renault, avant de se révéler au volant de la BMW-Sauber quelques saisons plus tard. « Robert est l'un des pilotes les plus talentueux de sa génération. Il a déjà prouvé son habileté et sa capacité à gagner des courses, se réjouit Bob Bell, le directeur technique de Renault. Nous avons de grosses ambitions pour le futur et nous pensons qu'il nous aidera à les réaliser avec succès. »Malgré leurs « grosses ambitions », les dirigeants de Renault n'ont pas garanti à Kubica un contrat longue durée. Le natif de Cracovie s'est engagé pour un an. Avec une prolongation en option. Le tout pour un salaire annuel estimé à 8,5 millions d'euros, une somme tout à fait raisonnable dans l'univers cossu de la F1. Pour compenser l'exode d'Alonso, son principal argument marketing, l'équipe au losange ne fera donc pas de folie. De toute façon, elle n'en a pas les moyens. Pour preuve, un deal est actuellement à l'étude avec Ferrari afin d'anticiper le transfert du pilote ibère. Ce dernier pourrait rejoindre la Scuderia dès la fin de la saison, le 1er novembre, alors que son contrat chez Renault court jusqu'au 31 décembre. L'arrangement pourrait rapporter près de 3 millions d'euros à l'écurie franco-anglaise. Un apport qui pourrait être réinjecté dans le recrutement d'un deuxième pilote.deux pilotes d'expérienceLe nom de Timo Glock revient avec insistance ces derniers jours. L'Allemand de Toyota formerait avec Kubica un tandem compétitif. De ce point de vue, Renault semble avoir changé son fusil d'épaule. Après avoir longtemps fonctionné avec des pilotes numéro 1 et numéro 2 clairement définis, l'écurie souhaite désormais disposer de deux hommes expérimentés, capables de ramener des points à chaque Grand Prix. Cette saison, Fernando Alonso a engrangé 26 points alors que ses lieutenants successifs, Nelson Piquet et Romain Grosjean, n'en ont inscrit aucun. Un constat sans appel qui fragilise dangereusement la position de Grosjean. Depuis ses débuts en F1 il y a deux mois, le Franco-Suisse enchaîne les déboires et les contre-performances. Pour l'heure, il n'a pas convaincu ses dirigeants. Ni sur la piste ni en dehors. Trop sensible à la pression, en mal de résultats, il traîne en plus une étiquette de « pilote Briatore ». Un handicap qui paraît difficilement surmontable à l'heure où Renault cherche à épurer ses fondations.

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