Les syndicats tentent difficilement de rester unis

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Pour une fois, police et syndicats sont tombés d'accord pour reconnaître que la pluie a davantage battu le pavé que les manifestants, samedi, lors de la huitième journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Réforme qui n'attend plus que le feu vert du Conseil constitutionnel pour être promulguée et devenir réalité. Au total, 245 cortèges ont rassemblé environ 375.000 personnes (contre 560.000 le 28 octobre), selon la police, et 1,2 million (contre près de 2 millions), selon la CGT.Un sondage Ifop réalisé pour la Fondation pour l'innovation politique, proche de la majorité, et publié dans « Le Journal du dimanche », témoigne d'ailleurs d'une certaine désillusion dans l'opinion. Les Français ont fait le deuil de la retraite à 60 ans, estimant à 64 % que le report de l'âge légal de 60 à 62 ans est inévitable. Le soutien au mouvement d'opposition à la réforme est tombé de 63 à 47 %. Et pour 66 % des personnes interrogées, les syndicats se sont opposés au projet gouvernemental sans présenter de propositions crédibles. Elles sont 58 % à juger que le Parti socialiste n'a pas été capable de présenter une autre réforme.Ce lundi, l'intersyndicale se réunit pour arrêter les modalités d'une neuvième journée de mobilisation dans la semaine du 22 novembre et définir de nouvelles formes d'action. Et le spectre de la division menace des organisations jusqu'ici unies dans la bataille. Le patron de la CFDT, François Chérèque, a ainsi estimé vendredi que le sujet des retraites était en train de « s'éloigner ». « Gâchis »« Nous continuerons de contester la loi, même si elle est promulguée », a répliqué Bernard Thibault samedi, obligeant François Chérèque à préciser que « l'intersyndicale continuera dans l'avenir sur les retraites, et aussi sur les problèmes de l'emploi, des conditions de travail, du pouvoir d'achat ». Quant au secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, favorable à l'organisation d'une grève générale de vingt-quatre heures, il a une nouvelle fois déploré la stratégie de l'intersyndicale, en parlant d'un « certain gâchis dans la conduite du mouvement ». H. F.

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