UBS confirme son retour

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La page semble tournée. La première banque suisse UBS a annoncé un retour au bénéfice en 2010, ce qui n'était plus arrivé depuis 2006. Elle a dégagé un résultat net de 7,2 milliards de francs suisses, soit environ 5,5 milliards d'euros. Le rebond était préssenti après de bons exercices trimestrels en 2010. Durement impactée par la crise des « subprimes », la banque avait perdu près de 30 milliards de francs suisses sur la période 2007-2009. C'est donc une bouffée d'air frais pour celle qui se trouve impliquée dans bon nombre de péripéties depuis le début de la crise et notamment dans l'affaire Madoff (voir « La Tribune » du 10 décembre 2010). La stabilité financière de la banque a rassuré, son ratio « Tier 1 » au quatrième trimestre s'est amélioré à 17,7 % contre 15,4 % un an plus tôt. L'afflux net d'argent s'est pour sa part stabilisé à 7,1 milliards de francs suisses lors des trois derniers mois de 2010, un peu en dessous toutefois de ce qui était attendu car si l'Asie et les Amériques ont enregistré une collecte notable en revanche les retraits ont continué en Europe, sous l'effet des politiques de lutte contre la fraude fiscale. La bonne surpriseDans la gestion de patrimoine, UBS reconnaît que les rentrées « ont été proches de zéro » au quatrième trimestre mais dans la gestion d'actifs, « les afflux nets sont ressortis à 1 milliard de francs suisses ». La banque se montre par ailleurs optimiste pour l'année 2011. Elle prévoit que « les entrées nettes d'argent frais se renforceront de manière sensible en 2011 ». Et la bonne surprise pourrait venir de l'activité banque d'affaires. En grosse difficulté durant les trois années noires, cette dernière se redresse après avoir enregistré au quatrième trimestre un bénéfice avant impôts de 75 millions de francs suisses contre une perte de 406 millions au troisième trimestre. Mathias Thépot

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