La Commission Barroso 2, remise en selle, va enfin se mettre au travail

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Décembre 2008 : Nicolas Sarkozy, en phase avec la chancelière Angela Merkel, termine la présidence française de l'Union européenne en adoubant implicitement le président de la Commission, José Manuel Barroso, candidat à sa reconduction. Mais la messe n'est pas dite. Les sociaux-démocrates et les écologistes protestent contre ce viol démocratique pratiqué six mois avant des élections du Parlement européen. En mars 2009, le président français souffre le chaud et le froid. « Si on veut être un peu habile, il vaut mieux attendre que les Irlandais votent [sur le traité de Lisbonne] avant de décider », lâche-t-il. Puis d'ajouter : « J'aime beaucoup M. Barroso. » Le président de l'exécutif européen n'a qu'à bien se tenir jusqu'au Conseil européen de juin où les chefs d'État et de gouvernement en font finalement officiellement leur candidat. Il espère alors que tout sera réglé à la rentrée avec le vote du Parlement européen et, dans la foulée, le référendum irlandais sur le traité de Lisbonne dont dépend l'architecture du prochain collège. Juste le temps de refaire le plein de légitimité et de composer un nouveau collège d'ici le terme de son premier mandat, le 31 octobre. De ratés en retardsMais patatras ! Le président tchèque, Vaclav Klaus, bloque l'entrée en vigueur du traité. La nouvelle équipe n'est mise sur pied que fin novembre, sous réserve d'approbation par le Parlement. Les ratés de la première commissaire bulgare désignée, Rumania Jeleva, retarderont l'investiture d'encore deux semaines et demi.Résultat, depuis plus de trois mois, la Commission ne fait que gérer les affaires courantes et accumule les retards sur son programme législatif. Selon une source diplomatique européenne, « plus de 70 textes législatifs mûrs pour une décision du Conseil ou du Parlement sont en attente ». Avec l'entrée en fonction de l'équipe Barroso II, les vannes vont s'ouvrir à la fois pour les anciens et nouveaux textes. Parmi eux, la proposition de la Commission pour un nouveau plan d'action pour l'environnement, l'initiative pour le détachement des travailleurs ou encore le report probable de la publication de la révision budgétaire.

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