Grève dans l'informatique au Crédit Agricole

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estructurationAlors que mercredi, la Fédération nationale du Crédit Agricolegricole présente son « prototype de nouveau poste de travail » dans les caisses régionales, la veille, les salariés des GIE informatiques, dont le regroupement a vocation à donner naissance à un poste de travail unique dans le réseau de la Banque verte, ont répondu à l'appel de l'intersyndicale?: selon cette dernière, 64 % des 2.500 salariés des GIE ont fait grève. De son côté, la Fédération dans une « évaluation provisoire » estimait à 50 % le taux de grévistes dans les GIE, soit à 2 % du personnel des caisses régionales. Au moment où cette dernière dévoile un prototype huit mois après avoir annoncé le lancement de son outil révolutionnaire, les syndicats dénoncent la « précipitation ».tambour battantEn avril, la direction de la Fédération avait indiqué que les études de faisabilité du projet dureraient jusqu'au premier trimestre 2010. A-t-elle voulu accélérer le processus?? « La direction nous a annoncé début novembre que nous devrions rendre notre avis fin décembre. L'intersyndicale, qui a vu ses premières propositions refusées, a demandé un délai jusqu'à fin janvier. Nous n'avons pu obtenir que le 8 janvier. Dans la mesure où le retour de la direction à nos nouvelles propositions détaillées ne viendra que le 31 décembre, et que notre expert rendra son avis le 5 janvier, nous ne comprenons pas pourquoi les décisions doivent être prises tambour battant », explique Arlette Carrie-Tisne, du GIE Atlantica.L'enjeu concerne le destin de 1.000 personnes dont le poste va être supprimé d'ici à 2014, par la réduction du nombre de sites de 54 à 16. Pour les syndicats, outre les départs naturels de 300 personnes, « 700 salariés vont se retrouver sans visibilité sur leur sort », explique Frédéric Rozzi, du GIE AMT.Mardi, la direction de la Fédération a indiqué qu'elle avait pris l'engagement formel de ne procéder à aucune mobilité géographique contrainte et qu'elle allait créer par ailleurs 400 postes liés à ce projet. L'intersyndicale a prévenu que, si les dirigeants restaient sourds aux attentes des organisations syndicales, elle pourrait boycotter les comités d'entreprise de janvier et considérer, du fait d'une décision unilatérale, qu'il peut y avoir un délit d'entrave. Guénaëlle Le Solleu

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