Le ton monte entre la majorité et l'opposition sur la sécurité
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Trêve estivale ou pas, la polémique ne faiblit pas depuis le discours de Nicolas Sarkozy sur la sécurité à Grenoble le 30 juillet. Ce lundi, majorité et opposition se sont, une nouvelle fois, affronté par déclarations interposées. Le Parti socialiste a ainsi annoncé que, s'il parvenait au pouvoir en 2012, il reviendrait sur certaines des « mesures scandaleuses » envisagées par le gouvernement. Et tout particulièrement sur la déchéance de nationalité en cas de meurtre de policier ou de polygamie. « Il y a déjà un certain nombre de mesures dont nous connaissons par avance l'inefficacité totale. Quand les mesures sont inefficaces et en décalage total avec ce qui fonde le pacte républicain dans notre pays, nous reviendrons dessus », a martelé Christophe Borgel, membre de la direction du PS lors du point presse hebdomadaire du parti. Et de préciser que la rue de Solférino présenterait ses propositions en matière de sécurité d'ici à la fin de 2010. Une manière de répondre à plusieurs ténors de l'UMP qui ont récemment critiqué l'inaction de la gauche sur le dossier de la sécurité. Frédéric Lefebvre, porte-parole du parti majoritaire, avait notamment évoqué la « faute lourde » du PS en la matière. désamorcer les critiquesCôté majorité, Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP, a, une nouvelle fois, soutenu lundi le projet gouvernemental. « Le discours du président de la République est en phase avec ce que veulent les Français », a-t-il déclaré à l'AFP (Agence France Presse). Avant d'ajouter : « Il faudra voter les mesures à la rentrée. Les députés sont impatients de voter ces nouvelles dispositions (...). Les sénateurs sont sur la même ligne. » Avec ces déclarations, le secrétaire général de l'UMP entend sans doute désamorcer les critiques qui pourraient surgir chez les parlementaires UMP. Le projet de loi sur l'immigration, incluant ces mesures, doit être examiné au Parlement à partir du 27 septembre dans un climat déjà rendu électrique par la réforme des retraites. A. L.
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