Mésentente sur les déséquilibres commerciaux

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Insoutenable. Les déséquilibres des balances commerciales et courantes (solde des flux de biens et services, des revenus et des transferts courants) cristallisent depuis des années les distorsions économiques dont souffre l'économie mondiale. Avec pour corollaire, l'accumulation faramineuse des réserves de change de certains pays comme la Chine, ou l'envolée de l'endettement à l'instar des États-Unis. Il n'est donc pas étonnant que les débats du G20 de Séoul s'appesantissent sur ce sujet. Timothy Geithner, le secrétaire américain au Trésor, avait bon espoir en début de semaine de rallier ses partenaires à l'idée d'un « mécanisme d'alerte précoce » des dérives excessives des balances courantes - déficits ou d'excédents - avec l'idée que les pays visés les corrigent.Lors du récent G20 des ministres des Finances de Gyeongju, il avait même avancé l'idée de fixer à + ou ? 4 % du PIB la limite à ne pas dépasser par les soldes courants. Mais « il est peu probable que sa proposition initiale figure dans le communiqué final du sommet sous la forme d'un objectif numérique contraignant », confie à « La Tribune » le conseiller spécial du président coréen pour l'économie internationale, Hyun Song Shin. La Chine, premier exportateur et l'Allemagne, second, ont mené la fronde, au motif que leur santé économique en dépend. « Pour corriger son solde courant, un pays ne peut pas se contenter de modifier sa politique commerciale. C'est la question de sa structure économique qui est posée », estime le conseiller. Comme en témoigne le déséquilibre entre exportations et consommation domestique en Chine. L. C.

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