La réforme du lycée dans sa dernière ligne droite

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éducationLuc Chatel affronte aujourd'hui sa deuxième journée de mobilisation. Une intersyndicale (FSU, CGT Educ'action, SUD Éducation, Snalc, FO, etc.) a appelé les personnels à se mobiliser contre le projet de réforme du lycée. L'ampleur du mouvement, lancé tardivement, « dépendra de l'état d'information », estime Roland Hubert, du Snes-FSU.Le choix du 10 décembre est symbolique : c'est aujourd'hui que le conseil supérieur de l'Éducation, en présence du ministre de l'Éducation nationale, doit se prononcer sur les projets de texte encadrant la réforme (organisation, orientation, horaires de seconde et organisation du cycle terminale). AmendementsAprès, un décret sera transmis au conseil d'État. Le 2 décembre, une quinzaine d'amendements ont été déposés en commission supérieure des lycées, notamment sur l'autonomie des établissements et la répartition des pouvoirs entre conseil d'administration et chef d'établissement. Depuis, les discussions vont bon train. Dans l'entourage de Luc Chatel, on assure qu'un certain nombre d'amendements seront retenus. Pour autant, alors que les syndicats estiment de concert que cette réforme « manque d'ambition », notamment en matière de rééquilibrage des filières, pointe Thierry Cadart, du Sgen-CFDT, certains, notamment ceux de la FSU, souhaiteraient poursuivre les discussions et durcissent le ton. Enflent aussi nombre de revendications disciplinaires : les sciences économiques et sociales refusent leur statut d'option, les historiens condamnent la contraction de leurs enseignements en filière S sur la seule classe de première et, plus récemment, ce sont les professeurs de physique-chimie qui sont montés au front. Des combats qui ne font pas l'unanimité, même auprès des lycéens (UNL) ou des parents d'élèves. « Y a-t-il une matière supérieure à l'autre ? » se demande Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, rappelant que 40 % des élèves de terminale S sont issus de cadres. « Personne ne parle des 130.000 lycéens technologiques qui ne font pas d'histoire-géographie ! » tranche-t-on sèchement rue de Grenelle. Clarisse Jay

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