L'idée d'un impôt européen ne fait pas recette

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En matière de taxes, les réactions sont rapides. Cela s'est confirmé mardi avec la ferme opposition des poids lourds de l'Union européenne, Berlin, Paris et Londres, au projet d'un impôt européen versé au budget communautaire avancé la veille par le commissaire européen au Budget, Janusz Lewandowski.Berlin a rappelé qu'une telle idée était en contradiction avec le contrat de la coalition qui dirige l'Allemagne. Le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, a trouvé l'idée « parfaitement inopportune », considérant que « l'heure est davantage, parmi les États membres mais aussi pour les institutions européennes, aux économies. » Outre-Manche, James Sassoon, secrétaire d'État au ministère des Finances, a rétorqué que « la fiscalité doit être déterminée au niveau national des États membres ». Londres utilisera son droit de veto sur un tel projet. « Le commissaire européen au Budget souhaite accroître le montant du budget européen à 142,6 milliards d'euros en 2011, soit une hausse de 2,2 % par rapport à 2010, tandis que les États membres aimeraient que leur contribution baisse », note Laurence Boone, chez Barclays Capital.C'est cette équation que Janusz Lewandowski veut résoudre par l'impôt européen. Basé sur la taxation des flux financiers, des quotas de carbone et des billets d'avions, il permettrait de rendre le budget moins dépendant des contributions des États. Actuellement, la moitié du budget est consacrée à l'agriculture, un tiers aux fonds structurels, rendant inégale la dotation selon les pays. Le débat ne fait donc que commencer. Robert Jules

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