Synergie se voit comme un prédateur
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cite>Synergie compte bien poursuivre ses emplettes. Le groupe français de travail temporaire, qui a présenté ses résultats semestriels hier, étudie deux projets d'acquisitions, l'un en Allemagne et l'autre aux Pays-Bas. Daniel Augereau, PDG du groupe, espère boucler en octobre l'opération néerlandaise. " Il s'agit d'une société réalisant un chiffre d'affaires de 35 millions d'euros, et dégageant une très bonne rentabilité ", indique le dirigeant, sibyllin.Au premier semestre, Synergie a déjà fait main basse sur son concurrent suisse Interactif. Le but de cette croissance externe ? Porter à 50 % la part du chiffre d'affaires réalisé à l'étranger, en 2010, contre 32,2 % aujourd'hui. Car c'est à l'international que le groupe enregistre une croissance à deux chiffres de son activité, alors que les recettes ont augmenté de 4 % seulement en France, au premier semestre, en raison d'une conjoncture économique défavorable. Au total, le chiffre d'affaires du groupe a crû de 8 % au cours de la première moitié de l'année, à 611 millions d'euros. Synergie a les moyens de ses ambitions. Sous l'effet des acquisitions, la dette financière nette a certes grimpé à 21,5 millions d'euros au premier semestre, provoquant une baisse de 16 % du bénéfice net, à 20,1 millions d'euros. Mais elle n'excède pas 13 % des fondspropres.VOLONTE D'INDEPENDANCELe groupe, on le voit, entend jouer un rôle de prédateur, dans un secteur en pleine concentration, à l'image de Randstad, devenu propriétaire de Vedior en mai, et d'Adecco, qui vient de s'emparer de DNC. Mais bien des analystes considèrent Synergie comme une cible de choix. " Nous avons souvent été approchés, par de grands groupes et par des financiers. Cela nous est encore arrivé récemment. Mais nous tenons à rester indépendants ", réplique Daniel Augereau. Et de rappeler que la famille Vaney Barande contrôle 66,7 % environ du capital. La porte est bien verrouillée.
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