Nyse-Euronext veut créer deux chambres de compensation en Europe
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NYSE-Euronext réécrit l'histoire. Ce matin, l'opérateur boursier doit annoncer son intention de créer, fin 2012, deux chambres de compensation : l'une installée à Londres, l'autre à Paris. Une manière de répondre aux requêtes réitérées de Bercy ou des banquiers centraux en faveur d'infrastructures en zone euro et, selon Dominique Cerutti, le directeur général adjoint du groupe, « de reprendre le contrôle sur l'ensemble de la chaîne de valeur qui doit être optimisée dans l'intérêt des clients ». Cela signifie, après préavis de trente mois, la fin des relations commerciales avec un partenaire historique : LCH.Clearnet est née fin 2003 de la fusion décriée entre la London Clearing House et Clearnet SA, filiale à 80 % d'Euronext. Au fil des années, Euronext (devenu Nyse-Euronext) avait desserré le lien avec l'organisme franco-britannique. Dès 2006, décidé à emporter le London Stock Exchange face aux objections de la Competition Commission, Euronext avait estimé sa participation de 41,5 % non stratégique. Ramenée depuis à 9,1 %, celle-ci ne devrait pas évoluer à court terme. Sauf si LCH.Clearnet souhaitait négocier son éventuelle restructuration. Les temps ont changé. A l'avenir, la compensation pourrait devenir un passage obligé pour nombre des transactions réalisées de gré à gré. Nyse-Euronext, qui rêve déjà à cette perspective, a amorcé un premier virage en réintégrant, au premier trimestre 2009, la compensation pour les dérivés échangés sur le Liffe à Londres. Mais l'opérateur avait laissé à LCH.Clearnet le soin d'assurer la gestion des risques. « La législation étant probablement appelée à évoluer, nous ne pouvions rester au milieu du gu頻, explique Dominique Cerutti.compétitivitéCe n'est pas l'unique raison dans un environnement devenu concurrentiel sur les actions. « Même si LCH.Clearnet a consenti à des réductions tarifaires au même titre que nous avons diminué nos tarifs sur la négociation, nous devons aujourd'hui être toujours plus compétitifs et en mesure de redistribuer à nos clients, comme nous l'avons toujours fait, une partie des bénéfices ainsi réalisés », poursuit le dirigeant. Après avoir investi jusqu'à 60 millions de dollars d'ici à fin 2012, l'opérateur espère au moins 100 millions de dollars de chiffre d'affaires supplémentaire. Christèle Frad
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