ING précise son projet de sortie de l'assurance

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Retour aux fondamentaux pour ING. Le bancassureur prépare sa séparation de ses activités d'assurance pour se concentrer sur la banque. Et ce, conformément aux exigences de la Commission européenne de mettre en place un plan de restructuration après l'injection par l'État néerlandais de 10 milliards d'euros à son capital à l'automne 2008. Avec une ardoise de 5 milliards d'euros, ING n'est pas encore prêt à solder ses comptes. Cette opération intervient alors que les activités d'assurance d'ING ont perdu 115 millions d'euros au deuxième trimestre. Pendant ce temps, le groupe a dégagé un résultat net de 1,09 milliard d'euros. Si le profit opérationnel du pôle assurance s'est stabilisé par rapport au premier trimestre (419 millions), l'amortissement à hauteur de 521 millions de « coûts différés d'acquisition » des clients américains explique en partie la perte.revenus bancaires en hausse La séparation opérationnelle entre les branches banque et assurance est en marche depuis début 2010 et devrait être terminée à la fin de l'année. Son coût est évalué entre 110 et 150 millions d'euros, dont 30 millions ont déjà été comptabilisés au premier semestre. Selon le PDG d'ING, Jan Hommen, 85 % des 1.100 projets liés à la restructuration sont simples à mener et peuvent être traités à échelle locale (comme la séparation physique des bureaux). Mais il en reste 15 % plus complexes, comme la migration des systèmes informatiques. La nouvelle entité dédiée à l'assurance, dont le nom est tenu secret, devrait être introduite en Bourse dès 2011. L'opération pourrait être réalisée en deux fois, selon l'évolution des règles de solvabilité. De leur côté, les activités bancaires affichent des indicateurs dans le vert. Les revenus croissent de 28,5 % entre les premiers semestres 2009 et 2010 et le ratio coûts/revenus continue de diminuer à 52,6 %, s'approchant de son objectif de 50 % en 2013. La banque doit le renforcement de sa solvabilité (son ratio core Tier One s'élève à 8,6 % contre 7 % mi-2009) à la réduction de son exposition aux risques de défaut souverain : ING s'est délestée de 1,7 milliard d'euros d'obligations grecques et portugaises.

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