« Notre objectif est de doubler de taille en Asie dans les cinq prochaines années »

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Olivier Gougeon, directeur général de société générale Private Banking en Asie du Sud À l'image des grandes banques occidentales, Société Généralecute; Générale a décidé de mettre le cap sur l'Asie pour y développer sa banque privée (82,3 milliards d'euros d'actifs sous gestion dans le monde au 31 mars). Olivier Gougeon, récemment nommé à la tête de l'activité en Asie du Sud, détaille pour « La Tribune » sa stratégie et les perspectives de développement dans la région. Société Généralecute; Générale Private Banking s'est implantée en Asie en 1998. Quel bilan peut-on dresser ? Depuis sa naissance, la banque privée a enregistré une croissance annuelle moyenne à deux chiffres de notre produit net bancaire [équivalent du chiffre d'affaires, Ndlr] en Asie. La crise a bien sûr provoqué un ralentissement de notre activité, mais 2010 devrait être une bonne année. La région Asie-Pacifique a un potentiel de développement extrêmement fort. Quels sont les défis auxquels vous faites face aujourd'hui ?Nous sommes confrontés à plusieurs difficultés. D'abord, le marché étant assez jeune, il y a une pénurie de talents. Il existe un enjeu important autour de la formation. Nous capitalisons d'ailleurs beaucoup sur notre université interne, « PRIV University ». Beaucoup de banques privées occidentales cherchent à se développer dans la région. Il y a donc une concurrence forte lors des recrutements, ce qui tire les salaires vers le haut. Cela pèse bien entendu sur les coefficients d'exploitation. Notre objectif en Asie est de doubler nos actifs sous gestion dans les cinq prochaines années, avec un programme de recrutement ambitieux. Le marché de la banque privée asiatique est-il fondamentalement différent du marché occidental ?Jusqu'à la crise, le modèle dominant en Asie reposait beaucoup sur les transactions et était finalement proche du « brokerage », en raison de la forte sensibilité culturelle de la clientèle au rendement et au prix. Mais les clients ont révisé leurs exigences ces 18 derniers mois. Ils sont aujourd'hui plus sensibles à la relation qu'ils entretiennent avec leur banquier. Cette tendance permet à la région d'évoluer vers un marché de banque privée plus classique, avec une offre de produits et de services élargie telle que nous la connaissons dans les pays occidentaux. Société Généralecute; Générale Private Banking est bien positionnée pour tirer partie de ces tendances. De quels atouts disposez-vous pour vous démarquer de vos concurrents occidentaux dans la région ?Nous mettons en avant notre identité française, en jouant sur l'image du luxe « à la française ». C'est une stratégie que nous allons encore développer, car c'est un véritable élément différenciant par rapport à nos principaux concurrents européens. L'objectif est d'accélérer notre croissance tout en fidélisant notre clientèle, en évoluant vers un modèle économique générant des revenus plus récurrents. Nous mettons en avant notre identité, en jouant sur l'image du luxe « à la française ». Cela nous différencie de nos concurrents européens. »

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