Bourse : le retard se creuse pour les mauvais élèves européens

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Amorcé au début du mois après les annonces de la Banque centrale européenne, l'élan haussier des indices boursiers s'est confirmé la semaine dernière. A la Bourse de Paris, le CAC 40 a clôturé vendredi sur une note quasi-stable (- 0,02 %) mais a affiché un bond de 2,85 % en cinq séances. Outre-Atlantique, le S&P 500 s'est même offert un nouveau record de clôture annuel à 1.240,40 points. Fort de cette dynamique, l'indice parisien est ainsi en passe d'effacer les stigmates de la crise irlandaise. Il valait vendredi soir 3.857,35 points contre un plus-haut depuis fin avril à 3.945,71 points le 9 novembre dernier. Soit juste avant que les difficultés du tigre celtique n'entraînent les marchés dans une spirale boursière. L'apaisement des craintes autour du risque souverain a été visible sur l'ensemble de la zone euro. L'indice Euro Stoxx 50 a grimpé de 2 % la semaine dernière, le Dax allemand de 0,8 % et le Footsie 100 londonien de 1,1 %. L'Iseq irlandais a fait encore mieux (+ 3,3 %). L'écart de performance de la Bourse de Dublin avec l'Euro Stoxx 50 s'est d'ailleurs nettement réduit depuis le début du mois. En y regardant de plus près, l'Iseq a plutôt bien résisté à la crise irlandaise. Il n'a perdu que 4,7 % entre le 9 novembre et le 30 novembre, quand le CAC 40 a, lui, plongé de 8,5 %. Il faut dire que l'indice irlandais était déjà tombé bien bas. Il a perdu 71,5 % depuis son plus haut atteint le 20 février 2007 et n'a récupéré que 48 % depuis les points bas du 9 mars 2009. Et cela alors que l'Euro Stoxx 50 s'est, dans le même temps, repris de 57 %.Rebond portugaisLa crise irlandaise a eu pour effet d'accentuer la pression sur les pays les plus fragiles de la zone euro, Espagne en tête. En témoigne le faible rebond hebdomadaire de la Bourse de Madrid (+ 1,1 %) sachant que celle-ci a pourtant chuté de 11 % entre le 9 novembre et le 30 novembre. Pis, l'écart de performance entre l'indice Ibex 35 et l'Euro Stoxx 50 est revenu au niveau de celui enregistré au printemps dernier lors de la crise grecque, soit environ 11 points. Dans une note, Eric Le Coz, membre du comité d'investissement de Carmignac Gestion, souligne que l'Espagne représente plus de 10 % du PIB et 10,8 % des actifs bancaires de la zone euro. Contre respectivement 6 et 8,5 % pour la Grèce, l'Irlande et le Portugal réunis. De son côté, la Bourse d'Athènes creuse son retard (23 points) par rapport à l'Euro Stoxx 50. Tout comme celle de Milan, qui n'a jamais enregistré un écart de performance aussi important (8 points) avec l'indice européen. Seul le Portugal rattrape son retard à l'image du rebond de 3,2 % du PSI 20 la semaine dernière.

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