Exil fiscal : les joueurs de tennis renvoient la balle

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Non, les joueurs de tennis français ne sont pas des exilés fiscaux comme les autres. C\'est en tout cas le message qu\'ont souhaité faire passer les deux figures de proue du tennis tricolore, Marion Bartoli et Jo-Wilfried Tsonga ce week-end à Melbourne, en marge de l\'Open d\'Australie. Une annonce qui intervient quelques semaines après la polémique suscitée par le feuilleton Gérard Depardieu. Controverse ravivée début janvier, lorsque Jo-Wilfried Tsonga ainsi que d\'autres médaillés olympiques lors des Jeux Olympiques de Londres (tous résidents suisse, sauf un) ont été promus à l\'Ordre national du mérite par le gouvernement Ayrault.\"230.000 euros d\'impôts sur 47 jours en France\"Pour éviter que la mayonnaise ne prenne, et pour mettre fin à toute polémique, le numéro 1 du tennis hexagonal a tenu à abattre son jeu. \"Les gens n\'ont pas forcément tous les éléments pour juger. Je suis résident en Suisse, mais je donne beaucoup d\'argent au fisc français. Lors de ma dernière déclaration d\'impôts en 2011, j\'ai payé environ 230.000 euros sur 47 jours de présence en France\", a assuré Jo-Wilfried Tsonga. Tous les gains réalisés dans les tournois français comme Roland-Garros, en Coupe Davis et en Fed Cup, mais aussi à travers les contrats de parrainage ou d\'image sont en effet imposables en France.\"100.000 euros d\'impôts sur 21 jours en France\"De son côté, Marion Bartoli a ainsi payé \"100.000 euros d\'impôts sur deux semaines à Roland-Garros et une à Strasbourg\". \"C\'est quand-même assez important pour 21 jours en France\", a estimé la Numéro 11 mondiale. \"C\'est normal que les gens se posent des questions mais on a des carrières extrêmement courtes et pas de sécurité sociale ni retraite, a-t-elle ajouté. Quand je passe des examens médicaux, je paye tout à 100%. Il faut bien que je me mette un peu à l\'abri pour pouvoir vivre à 65 ans.\" Cet argument avait déjà été utilisé par les champions Guy Forget et Yannick Noah en juin dernier, lors de leur audition par une commission sénatoriale d\'enquête sur l\'évasion fiscal. Reste que si cet exil s\'apparente plus à leur inquiétude \"d\'entrepreneur\" qu\'à une fuite, ceux qui, à l\'instar de Michaël Llodra, font le choix de revenir en France se comptent toutefois sur les doigts de la main.

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