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Sephora, pionnier

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Publié le 14 octobre 2009 à 23:47 - Mis à jour le 14 octobre 2009 à 23:47

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Sephora roule propre. L'enseigne de produits cosmétiques est en train d'adopter un mode de livraison par véhicules électriques pour l'ensemble de ses 250 magasins français. La bascule a commencé en mai, avec un test pour un magasin situé à Orléans, fief de son transporteur, la société Deret. Et depuis, tout va très vite. « Entre octobre et la fin de l'année, 80 % de nos magasins en France seront livrés par véhicule électrique », prévoit Jean-Luc Jarrin, responsable de la supply-chain de Sephora en Europe.L'enseigne est le premier des distributeurs à exploiter l'infrastructure que Deret vient de mettre en place en France. Le transporteur a investi 4 millions d'euros environ pour acheter et exploiter 50 véhicules électriques. « C'est cher, car leurs batteries coûtent cher. Mais leurs coûts d'entretien et d'utilisation sont moins onéreux que ceux des véhicules dont le moteur est à combustion », fait valoir Frédéric Deret, le PDG de Deret. D'une autonomie de 100 kilomètres, chaque véhicule est rechargé de nuit ou entre deux livraisons, depuis l'une des 22 plates-formes Deret. « Il nous faudra un an pour rentabiliser notre investissement », estime Frédéric Deret, qui espère décrocher de nouveaux clients pour faire tourner davantage ses camions en centre-ville d'une enseigne à une autre et les amortir. Chez Sephora, la rentabilité de ce mode de transport est visée à moyen terme. « Nos coûts de livraison ne dépendront plus du cours du pétrole », fait valoir Jean-Luc Jarrin.« Le véhicule électrique, c'est notre avenir. Il nous fallait prendre rapidement position sur ce march頻, poursuit Frédéric Deret. Manifestement, l'offensive n'est pas seulement liée au renchérissement de l'essence. L'évolution de la législation pousse aussi distributeurs et transporteurs à passer au véhicule électrique. nouvelle charteDe Londres à Prague, en passant par Oslo et Berlin, nombreuses sont les agglomérations européennes à limiter la livraison de marchandises en centre-ville ou à réfléchir à une telle limitation. Et elles pourraient faire des émules en France. À commencer par Paris. Dans la capitale, depuis janvier 2007, de 17 heures à 22 heures, seuls les véhicules propres, c'est-à-dire électriques, hybrides, roulant au gaz naturel ou au diesel normé, peuvent assurer des livraisons. Cette réglementation a, par exemple, poussé Monoprix à utiliser des véhicules propres pour livrer ses clients parisiens le soir venu. Mais, en fait, ces horaires réglementés ne sont aucunement dissuasifs aux yeux de distributeurs dont les magasins doivent être livrés le matin, avant l'ouverture. « Il ne fallait pas trop handicaper la vie économique », répondent les services de la Ville de Paris. De plus, la police peine à identifier ces véhicules qui ressemblent à des véhicules à moteur thermique, et donc à appliquer cet arrêté? Du coup, la Ville de Paris, qui est en train d'en faire un bilan, réfléchit à une réglementation plus contraignante. Elle devrait adopter une nouvelle charte en 2010 et prendre de nouveaux arrêtés dans la foulée. Bref, le temps presse. Tout milite donc pour que Deret, Sephora et leurs concurrents se préparent à cette nouvelle donne. n Entre octobre et la fin de l'année, 80 % de nos magasins en France seront livrés par véhicule électrique. »

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